Cultiver la terre chez les maya Q'eqchi'

Cahabón, Guatemala

Cahabon Description 3Dans un triple souci de :

  • Rétablir et sauvegarder la terre et améliorer sa fécondité
  • Garantir la sécurité alimentaire
  • Fortifier l’identité et la dignité de la population maya Q’eqchi’

La fondation Fray Domingo de Vico propose une formation théorique et pratique bilingue aux adolescents et jeunes adultes de l’ethnie maya Q’eqchi’ de Cahabón. Cette formation mène 200 adolescents à un diplôme de lycée et 250 jeunes adultes à un diplôme d’ingénieur agronome. La formation doit aider les jeunes à se familiariser avec les concepts et les procédés de l’agriculture écologique. Ainsi ils peuvent réussir à rétablir leurs terres pauvres et érodées, cela leur permet d’obtenir de meilleurs rendements qui leur permettent de vivre de leur production agraire.

Cahabon Description 2Les parents sont étroitement associés à la formation, ils s’engagent au début de la formation de leur enfant à appliquer les procédés appris au Centre sur leurs terres. En plus, les papas suivent des cours en agriculture durable le weekend, les mamans apprennent à gérer et soigner un jardin potager qui va favoriser l’alimentation saine et équilibrée de toute la famille.

Après une étude d’impact en 2011 nous savons aujourd’hui que le projet porte ses fruits et qu’un changement de mentalité a lieu dans la région. Les habitants remarquent que les procédés de l’agriculture écologique et durable mènent à de meilleures récoltes et ils sont peu à peu prêts à abandonner l’ancienne méthode de brûler la terre.

Ce projet a été soutenu en 2018 par Diddeléng Hëlleft.

 

 

 

 

 

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Où vivent-ils ?

 

Santa María Cahabón se trouve au Nord du Guatemala et forme avec 15 autres communes le département de l’Alta Verapaz, dont Cobán est la capitale. La distance entre Cahabón et Guatemala-City est de 314 km, celle entre la capitale départementale Cobán et Cahabón de 95 km. De ces 95 km, 50 km sont asphaltés et 45 km sont des chemins de cailloutis. La commune de Cahabón  s’étend sur 900 km2, elle se compose du village principal ainsi que de 140 hameaux, qui sont parfois uniquement joignables à pieds. L’altitude de Cahabón varie entre 220 m et 1800 m d’altitude, ce qui laisse supposer un travail pénible dans les collines ainsi qu’un grand risque d’érosion.

Qui sont-ils ?

Ce sont les habitants de la région de Cahabón qui profitent du projet. En 5 ans, 200 élèves peuvent suivre un enseignement post-primaire en agriculture durable qui mène à un diplôme de fin d’études secondaires. De plus, 250 jeunes adultes peuvent suivre les cours de la Haute-Ecole en Agriculture Tropicale, qui délivre des diplômes en agronomie.

Cependant, les jeunes ne sont pas les seuls bénéficiaires du programme. Le but du projet est de répondre à des problèmes structurels, qui touchent toute la population de la région. Pour cette raison, les parents sont étroitement liés aux études de leur enfant et ils appliquent les procédés d’agriculture durable sur leurs champs. Ils suivent également des cours d’agriculture le weekend. Cette méthode participative a mené les familles à de bons résultats en ce qui concerne la quantité et la qualité de leurs récoltes. Les voisins commencent maintenant à s’intéresser à ce projet, qui améliore les conditions de vie des paysans. Ainsi nous pouvons dire aujourd’hui que toute la région profite du projet.

Groupe d’élèves de l’IFDV

Quels sont les problèmes ?

Dans l’Alta Verapaz, 75,3% de la population sont pauvres, 52% d’entre eux sont victimes d’une extrême pauvreté. 70,7% des habitants ont des difficultés pour se loger, 39,4% n’ont pas d’accès à l’eau courante, 14,9% ne possèdent pas d’installations sanitaires. 27,3% de la population n’a jamais fréquenté l’école.

Santa María Cahabón fait partie des 102 communes du Guatemala classées comme les plus vulnérables, à cause de l’absence de sécurité alimentaire, de la pauvreté structurelle ainsi que des conditions climatiques critiques. 66,8% des enfants sont mal nourris, 55,6% de la population souffre de sous-nutrition chronique. Ceci est paradoxal puisque 90% de la population s’adonne à l’agriculture. Leur production doit en premier lieu servir la consommation personnelle, ils plantent surtout du maïs, des fèves noires et du chili pour nourrir leur famille. Pour ce faire, ils se fient à une méthode ancestrale de culture reposant sur la déforestation et le fait de brûler périodiquement la terre. Ce système était fonctionnel à une époque où il y avait tellement peu d’habitants, que les paysans pouvaient se permettre de cultiver à base d’un programme de rotation, qui laissait la terre durant plusieurs années à elle-même avant d’être retravaillée. Cependant, cela n’est plus possible aujourd’hui car il y a trop de paysans et trop peu de terre. Le résultat en est une terre très pauvre où plus rien ne pousse en quantité et qualité suffisante, le sol est érodé et les agriculteurs ne peuvent plus récolter assez pour survivre.

Les prix des produits destinés à l’exportation, comme le café, le cacao et la cardamome, dépendent largement des prix du marché mondial soumis à de fortes fluctuations. Un autre problème est que le mauvais état des routes rend difficile l’acheminement des produits vers les marchés, centres commerciaux et ports.

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Comment vivent-ils ?

La grande majorité des habitants de l’Alta Verapaz (85%) appartient à la culture maya des indigènes Q’eqchi’, la commune de Cahabón présente une concentration de 95%. Pour cette raison, la langue q’eqchi’ est presque la seule langue véhiculaire. La foi catholique des Q’eqchi’ est parsemée d’éléments syncrétistes précolombiens, la mère-terre y joue un grand rôle. Ceci se remarque p.ex. pendant les semailles et les récoltes, lorsque les Q’eqchi’ réalisent des rites de fécondité et d’action de grâces à la terre-mère.

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Géographie et climat

Le Guatemala est un pays d’Amérique Centrale. Il fait 108.890 km2 et compte 15,7 millions d’habitants. Le pays partage ses frontières avec le Mexique, le Belize, Honduras et le Salvador.

Deux tiers de son territoire sont formés de montagnes. Beaucoup d’entre elles sont d’origine volcanique. Les plus hauts sommets pourtant font partie de la Sierra de los Cuchumatanes et de la Sierra Madre. Les montagnes des Cuchumatanes se situe au nord du fleuve Chixoy, la Sierra Madre s’étend le long de la côte du Pacifique et se prolonge vers le Honduras. Les tremblements de terre sont chose courante au Guatemala, puisque le pays se situe au milieu des plaques tectoniques nord-américaine, celle des Cocos et celle des Caraïbes. Un des pires tremblements s’est produit en 1976, causant 23.000 morts, 76.000 blessés et plus d’un million de personnes sans abri. La région septentrionale du Petén est surtout constituée de pâturages et de bois tropicaux humides, cette région est peu peuplée.

Le climat du Guatemala est aussi varié que son paysage. Le plateau central profite d’un climat tempéré, la température se situe autour de 15°C. pendant toute l’année. Les régions côtières sont plus humides, que ce soit du côté Pacifique ou de l’Atlantique, ces régions affichent des températures moyennes de 28,3°C.

Le Guatemala sent le changement climatique. Il constate une plus grande influence des systèmes de fronts froids et une augmentation du nombre d’ouragans.

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Le contexte historique

La population maya, qui apparut vers le premier siècle avant J.-Chr., a habité la presque totalité du Guatemala actuel jusqu’au 16e siècle. Malgré qu’elle fût décimée pendant la conquête des espagnols par Pedro Alvarado entre 1523-1527, l’influence maya reste très présente jusqu’aujourd’hui.

Le Guatemala gagna l’indépendance du conquistador espagnol en 1821. Mais cette indépendance était bien la victoire des riches criollos qui se fonda sur l’oppression des indigènes. Ils devaient travailler sur les terres de ces derniers dans un système quasi feudal d’exploitation, leurs salaires étaient minimes. Cet état des choses perdurait jusqu’au milieu du XXe siècle. En 1944, un mouvement révolutionnaire essaya de mettre fin au travail forcé, d’ériger un système social et de réaliser une réforme agraire. Mais dès 1954 l’oligarchie réussit à arrêter net cette évolution grâce à l’aide des Etats-Unis.

Entre 1960 et 1996 le pays était sous le joug d’une dictature. Ce régime a fait 200.000 morts et disparus et environ 2 millions de réfugiés, les groupes indigènes étaient une cible distinguée du gouvernement. En 1996, l’Union Révolutionnaire Nationale guatémaltèque (URNG) et l’Etat du Guatemala ont signé un accord de paix, mettant fin à la guerre civile qui avait finalement duré 36 ans. En 2007 des élections libres ont été organisées, elles sont remportées par le candidat Álvaro Colom du parti « Unidad Nacional de la Esperanza » (UNE). Depuis les élections du 14 janvier 2016, Jimmy Morales du parti Frente de Convergencia Nacional est à la tête de l’Etat.

Economie

Le secteur le plus important de l’économie guatémaltèque est l’agriculture. Le pays est le plus grand exportateur de cardamome, le cinquième producteur de sucre et le septième producteur de café. L’agriculture fait un quart du PIB, deux tiers des exportations et emploie la moitié de la main d’œuvre.

Le tourisme joue également un rôle important. Le pays reçoit chaque année près de 2 millions de visiteurs, surtout à cause de ses vestiges mayas qui sont en partie reconnus comme Patrimoine culturel de l’humanité par l’UNESCO.

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Culture

Langues

La population guatémaltèque est formée par 45% de métis, 40% d’indigènes et 10% de blancs. A part l’espagnol, ils existent 21 langues mayas, une langue amérindienne (le xinca) et une langue afro-américaine, le garífuna. Depuis les accords de paix de 1996, les documents officiels sont traduits en langues indigènes et les indigènes ont droit à un traducteur lors de comparutions au tribunal. L’accord de paix prévoit également le droit à l’éducation bilingue, cependant, en pratique, on n’en voit pas grand-chose. Les écoles enseignant en langue indigène locale et en espagnol sont rares, de même, les hispanophones n’apprennent guère la langue indigène de leur lieu de résidence.

Religions

La pratique des cultes mayas augmente depuis les protections culturelles établies par les accords de paix. Sinon, 51,3% de la population se déclare catholique, 36,7% protestante, 9,1% se disent sans religion. Cependant, il faut ajouter que le protestantisme est en forte progression auprès de la population.

Littérature

L’auteur guatémaltèque le plus connu est certainement Miguel Ángel Asturias, qui gagna entre autres le Prix Nobel de la littérature en 1967. Ses œuvres les plus connues sont Hombres de maíz et Señor Presidente.DSC04793

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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