Conséquence de la guerre en Ukraine sur les populations du Sud

BD Krahó jvalente MG 5872La solidarité nationale et internationale appuie d’une manière remarquable et substantielle les victimes de la guerre en Ukraine. En même temps les spécialistes de l'humanitaire craignent que les ressources pour garantir les engagements pris envers d'autres crises recevant actuellement moins d'attention puissent diminuer. 

Chez partage.lu, nous soutenons bien évidemment cette générosité énorme en faveur de l'Ukraine. Mais nous devons malheureusement faire face à une chute de plus de 50 000€, c’est-à-dire une diminution des dons de plus de 30% lors de notre campagne de carême 2022.

 

Nous sommes donc malheureusement confronté.es à un écart croissant entre les fonds disponibles et les besoins, avec un risque accru que la guerre en Ukraine n'accélère une crise alimentaire mondiale. Actuellement, tous nos partenaires dénoncent une forte augmentation des prix du carburant et des denrées alimentaires dans leurs régions respectives. La faim menace surtout les pays du Sud suite à cette guerre.

Pour nous, qui tentons de mener à bien nos actions de coopération dans les pays du Sud, le souci est d’avoir les moyens financiers nécessaires pour continuer à appuyer nos partenaires qui sont déjà maintenant confrontés à une pénurie de fonds. Aujourd’hui plus que jamais nous devons les soutenir pour qu’ils puissent faire face aux hausses de prix sans précédents et continuer leurs activités en faveur des populations défavorisées.

Compte tenu de toutes ces préoccupations, nous nous permettons d’appeler à votre générosité. Chaque don est nécessaire et important.

 

Quel est l’impact de la guerre sur la vie de nos partenaires ?

 

Kenya

"Dans la région Turkana, les prix de tous les produits alimentaires et du carburant ont augmenté suite à la guerre en Ukraine"."

Willimena Asekon, Willimena Asekon, Diocèse de Lodwar

 

Mali

"Nous constatons des augmentations des prix des denrées alimentaires de première nécessité sur le marché allant de 30 à 40, voire même jusqu`à 50%.IMG 4244

Le 9 janvier, la Communauté des Etats de l'Afrique de l'Ouest, dont fait partie le Mali, a décrété un embargo économique. Elle a fermé toutes les débouchées de notre pays à la mer qui, selon les politiques, est très injuste car l'ONU ne prévoit pas de fermer les frontières avec un pays qui n'a pas d'accès à la mer.. A cette situation est venue s'ajouter la guerre en Ukraine.

À la suite du déclenchement de cette guerre en Ukraine, le prix des produits pétroliers et du blé (pain et semoules) a connu une montée vertigineuse.

  • Le prix du sac des aliments de base (miel, riz et maïs) est passé du simple au double.
  • Le pain est passé de 125 FCFA à 150 FCFA (1 EUR = 655 FCFA).
  • La viande est passée de 2.000 FCFA à 3.000 FCFA.
  • L'essence est passée de 620 FCFA à 780 FCFA/litre.
  • Le gasoil est passé de 540 FCFA à 760 FCFA/litre.
  • Le coût du ticket de déplacement urbain a augmenté du simple à plus du double (augmentation de 116% !).
  • Le sac de ciment est passé de 4.500 FCFA à 6.500 FCFA.

Ces augmentations de prix vont affecter le projet à long terme ! Nous les ressentons d’ores et déjà avec le prix du carburant et du lubrifiant des motos pour le suivi des jeunes et le déplacement des jeunes par le transport urbain en commun. Nous prévoyons d’intégrer les ateliers d'apprentissage des jeunes dans le quartier où se situe le siège  d’AJR [partenaire de partage.lu] afin de minimiser le coût des déplacements."

Tidiane Kanouté, Action Jeunesse RuraleTidiane Kanouté, Action Jeunesse Rurale

 

Cameroun

 Cameroun"Voilà un exemple de ce que nous subissons déjà pour la vie chère qui a commencé avec le Covid, comme les importateurs ne recevaient pas les marchandises à temps, on attendait 4 à 6 mois A cause des frontières fermées, les produits sont devenus rares ce qui a rendu tout cher et ça continue d’augmenter. La guerre est venue enfoncer le clou. Les 27000 FCFA pour acheter un sac de riz, c’est ce qui est affiché, mais le commerçant te dit que si tu veux son riz. il faut payer 30 000 FCFA et en plus, il te fait la facture à 27 000 seulement.

Comme pour le riz, c’est pareil pour tous les produits les rares fois qu’ils apparaissent."

Sœur Brigit Mewoulou, Centres d’Accueil de l’Espoir

 

Rwanda

"Tous les prix ont sensiblement augmenté depuis que la guerre en Ukraine a commencé. Pire encore, le taux de change de l'Euro contre le Franc Rwandais a sensiblement chuté. Par exemple, nous avons échangé le premier virement le 19/01/2022 au taux de change de 1 EUR = 1,145 FRW. Actuellement, nous échangeons au taux de 1 EUR = 1,075 FRW."

Richard Nijimbere, Maison Shalom

 

Brésil

"Au cours de ces huit derniers mois, le Brésil a souffert d'une inflation galopante. Les données publiées aujourd'hui par l'IBGE (explication ?) montrent que l'indice national des prix à la consommation (IPCA), renforcé par les prix élevés des carburants et des denrées alimentaires, a enregistré un taux de 1,06%, soit la plus forte variation enregistrée pour le mois d'avril depuis 1996, c'est-à-dire depuis 26 ans ! Plusieurs produits constituant le panier alimentaire de base, ont subi des augmentations constantes, sans parler de l'augmentation abusive du prix de la viande, du poulet, des légumes et du gaz de cuisson, ainsi que du coût élevé du carburant qui a eu un impact sur le prix des transports. Les taux d'intérêt dans le pays ont également contribué à la hausse des prix et du chômage. Une grande partie des travailleurs vit avec un revenu inférieur au salaire minimum, donc le pouvoir d'achat diminue chaque jour. D'autres services ont également subi des augmentations considérables, comme les tarifs d'électricité.

Ces augmentations ont eu de graves répercussions sur la vie du peuple brésilien, notamment des plus pauvres. À cela s'ajoute l’augmentation des prix fin février, après le déclenchement de la guerre par la Russie contre l'Ukraine, qui a eu des répercussions sur les importations d'engrais brésiliens, un facteur qui a contribué encore davantage à l'augmentation des prix des denrées alimentaires. »

« Aggravant encore la situation du peuple brésilien, le président Jair Bolsonaro, lors d'une rencontre avec le président Vladimir Poutine en Russie, a signé des accords bilatéraux pour soutenir l'agrobusiness brésilien, libérant ainsi l'achat effréné de pesticides pour les cultures. Bolsonaro a profité de cette terrible guerre pour redoubler son offensive pour bafouer les droits des peuples autochtones et  pour harceler les indigènes afin de s’approprier leurs territoires. L'une des principales pressions pesant sur les territoires indigènes concerne l'exploitation minière. Un exemple en est l'exploitation de la potasse sur le territoire du peuple Mura, dans la région de la rivière Madeira, près de l'embouchure du fleuve Amazone. Selon M. Bolsonaro, cette exploitation permettrait de résoudre la baisse prévisible des importations de potasse en provenance de la Russie.

Ci-dessous nous comparons les prix des principaux postes qui ont subi des augmentations significatives de 2021 à 2022. Ces augmentations se sont encore aggravées avec la guerre actuelle en Ukraine."

Année 2021                                                                                                                      Année 2022       

  • Panier alimentaire de base R$ 160.00                                                                      R$ 285.00
  • Transport d’une personne R$ 700.00                                                                       R$ 1,000.00
  • Nourriture de voyage par personne R$ 25.00                                                          R$ 38.00
  • Location de bus R$ 16 000,00                                                                                 R$ 21 000,00

Eliane Franco Martins, Conseil missionnaire indigène CIMI Régional Goiás Tocantins.

 

Guatemala 

"La situation économique des familles au Guatemala s'est détériorée de façon continue ces dernières années. Le coût de la vie augmente chaque jour. La pandémie du COVID-19 est une cause de ce phénomène et ses effets se font ressentir encore davantage à l’heure actuelle. À ceci vient s’ajouter le conflit entre la Russie et l’Ukraine qui affecte déjà négativement l’économie du Guatemala et donc l’économie des familles. En raison de la situation géopolitique en Russie et en Ukraine, ces facteurs affectent aussi l'offre internationale de pétrole, et la capacité de raffinage qui, selon les rapports, n'est pas à son maximum,.

Ce qui affecte le plus la population au niveau local, c’est l’augmentation des prix des produits de première nécessité (tout ce qui concerne l’alimentation, l’éducation, la santé, l’habillement, le transport, la construction, etc.), et ceux de la production. L’augmentation des prix touchent tant les0 Ingreso fundación fdv foto produits importés que ceux fabriqués dans le pays. En discutant avec des collègues, la FFDV (le partenaire de partage.lu) en est arrivée à la conclusion que toutes les augmentations de prix sont principalement dues à l'augmentation du prix du carburant, car cela a rendu plus cher le transport local, national et international des matières premières, des intrants et des services. Ces augmentations impactent par conséquent les consommateurs et les utilisateurs, ce qui provoque un effet en cascade dans l'ensemble de l'économie.

A titre d’exemple : de janvier à mai, les prix des carburants ont connu des augmentations constantes, qui ont été davantage marquées ces dernières semaines, malgré la subvention des carburants par le gouvernement central.   

Dans la structure des coûts du transport, le carburant représente entre 45% et 50% de la valeur du fret. Quoi qu'il en soit, tous les produits sont touchés par la chaîne logistique, qu'ils soient importés en tant que composants d'autres produits, ou pour la vente de biens au consommateur. Indépendamment de la crise mondiale, le Guatemala a l'essence la plus chère de la région d'Amérique centrale, la raison principale étant "une économie captive et un gouvernement soumis aux intérêts des hommes d'affaires."

Mario Velasquez , Fundación Fray Domingo de VicoMario Velasquez , Fundación Fray Domingo de Vico

 

Rép. Dém. du Congo

WhatsApp Image 2022 04 11 at 15.51.55"Les matériaux de construction deviennent plus chers chaque jour. Le prix du ciment est passé de 25 $ à 32 $ à Kananga. Les barres de fer et le carburant aussi. Les vols au Congo sont fortement perturbés voire annulés, faute de kérosène. Les avions sont cloués au sol. Le mazout et l’essence ont augmenté terriblement de prix, et en plus commencent à se faire rares. La guerre en Ukraine touche les faibles économies africaines de plein fouet !"

Joseph et Clément, Coobidiep

 


vertical 2021 

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