P1080772Grâce au réseau Infogreen et au soutien du Tricentenaire, nous avons la chance de pouvoir organiser une vente solidaire de produits cosmétiques et végan le samedi 25 juin au Bar à chocolats du Cœur. Une partie de la somme des ventes récoltées sera reversée à notre projet soutenant la défense des droits des femmes en Inde.

Voici les motivations de deux femmes engagées et entrepreneuses, qui se battent au quotidien pour la défense des droits de femmes ; Denise Richard, directrice de le Fondation Partage Luxembourg et Pauline Kettel, administratrice de la marque DUNIA-GREEN

 

Pauline, qu'est-ce qui vous a motivée à soutenir la Fondation Partage Luxembourg ?

« En Asie comme en Afrique, les femmes sont très actives, si pas le moteur de l’économie dans les zones rurales. De ce fait, elles sont les premières victimes des crises climatiques croissantes dans ces régions. Souvent laissées pour compte, elles se battent quotidiennement avec leurs moyens pour un mode de vie consacrée à une agriculture respectueuse de l’environnement. Ma rencontre avec Denise à la fois enrichissante et bouleversante a été déterminante. J’ai compris que si nous voulons sauver notre planète, il fallait aussi soutenir les femmes qui se battent quotidiennement sur le terrain pour l’éducation, la sensibilisation aux conséquences actuelles et futures des crises climatiques.  On ne pourra pas protéger notre environnement, si on ne protège pas ces braves femmes qui se battent sur le terrain pour cette cause noble. »

 

Denise, décrivez-nous brièvement l’engagement de partage.lu en Inde ? Quel bilan tirez-vous de ces années en matière d’avancement pour les droits des femmes ?

IMG 20200118 WA0009« La situation de la femme en Inde est une des plus difficiles au monde. Discrimination, abus divers, violences envers les femmes font partie de la vie quotidienne pour bon nombre de femmes. Depuis de nombreuses années Partage.lu s’engage auprès de son partenaire indien, l’Archana Women’s Centre, qui s’est donné comme mission de renforcer les femmes et de défendre leurs droits pour leur permettre une vie libre et active. Partage.lu soutient donc les différentes activités du Archana Womens’s Centre qui ciblent l’autonomisation des femmes et la réduction des violences envers les femmes, comme par exemple les formations en entrepreneuriat et le soutien pour l’ouverture d’un petit commerce, les campagnes de sensibilisation du grand public sur l’égalité des chances et les droits des femmes ou bien encore le soutien aux femmes victimes d’abus divers.

Les avancées en matière de droits des femmes sont lentes à se faire sentir, car c’est un travail de longue haleine de changer les mentalités et les comportements patriarcaux ancrés dans la société indienne. Néanmoins nous voyons des résultats auprès des personnes ciblées par le projet. Les femmes augmentent leur confiance en elle-même, connaissent mieux leurs droits et savent mieux s’exprimer dans un groupe ou en public. Elles commencent à briser le silence, à dénoncer les abus qu’elles vivent et à encourager d’autres femmes à faire de même. Les femmes participent plus aux prises de décision dans leur ménage et certaines commencent même à se présenter aux élections communales locales. Les avancées auprès des bénéficiaires de projets sont significatives, mais le travail doit continuer pour que ces effets imprègnent la société indienne. »  

 

Malgré toutes les difficultés qui se dressent régulièrement sur votre chemin, qu'est-ce qui vous permet de poursuivre vos engagements ?

Pauline : « J’ai été éduquée par des parents qui m’ont transmis des valeurs de solidarité et de partage. Surtout par une maman très soucieuse des questions liées aux droits de la femme.  Malgré les difficultés, la philosophie Ubuntu reste ma motivation et devient une source d’inspiration quotidienne.  Cette philosophie qui conçoit l’Humanité comme Une seule entité vivant dans la même planète avec des connections interdépendantes trouve une partie de sa définition dans cette citation de matin Luther King :

 

 

 

"Une injustice où qu'elle soit est une menace pour la justice partout. Nous sommes tous inéluctablement pris dans un réseau de relations mutuelles, liés par un destin commun. Tout ce qui affecte directement quelqu'un, nous affecte tous indirectement." Martin Luther King « 

 

« Etant moi-même une femme, je suis profondément révoltée par ce que les femmes indiennes doivent vivre au quotidien. Chaque fois que je vais en Inde pour visiter le projet, je reprends conscience de la chance que j’ai d’être née au Luxembourg et non pas en Inde. Les témoignages des femmes que je rencontre – qu’ils soient positifs ou négatifs – m’ont marquée et maintiennent ma conviction que nous ne pouvons pas baisser les bras, mais devons continuer à soutenir notre partenaire indien dans la lutte pour les droits des femmes », rajoute Denise

 

Que reste-t-il à faire aujourd’hui dans la lutte pour les droits des femmes ?

« Ce qu’il reste à faire, dépend fortement du pays où vous vous situez, car la situation de la femme n’est pas la même dans différentes parties du monde. Lorsqu’on parle de l’Inde, la liste des choses à faire et la liste est malheureusement très longue: Réduire le taux d’avortement des filles, réduire les violences basées sur le genre, changer la perception de la femme dans la société indienne patriarcale, même rémunération pour les hommes et les femmes, favoriser l’éducation des filles, égalité des chances au travail pour les femmes, autonomiser les femmes, favoriser la participation démocratique des femmes, etc. »

Pauline : « Il faut reconnaitre qu’à ce jour, le monde évolue aussi à plusieurs vitesses en matière des droits des femmes. La perception, le respect de la gente féminine ainsi que le respect de ses droits étant des notions ayant des interprétations et connotations différentes en fonction de la partie du monde où on se trouve, je dirai sans aucune prétention que l’éducation est la clef de voûte de la lutte pour les droits des femmes

 

Quelles sont les priorités selon vous ?

« En Inde une des grandes priorités est sans nul doute l’éducation des femmes et des filles pour qu’elles soient en mesure de s’autonomiser, connaître et revendiquer leurs droits. Mais ceci seul ne suffit pas. L’émancipation des femmes commence dans leur propre maison. Quotidiennement les femmes doivent fournir une grande charge de travail non rémunérée dans le ménage, la prise en charge des enfants et des personnes âgées. Elles ne disposent que d’un temps limité pour exercer une activité rémunérée ou doivent travailler sans repos pour allier travail rémunéré et non rémunéré. Dans la société indienne, une pression considérable est exercée sur les femmes pour maintenir ce système."

« Pour ma part, je pense qu’il soit indispensable de répartir équitablement l’ensemble du travail non rémunéré entre les hommes et les femmes pour que chacun et chacune puisse travailler, s’épanouir, se reposer et se sentir autonomisé(e) et libre. DSC0507

  • L’alphabétisation des femmes et l’éducation des enfants (en particulier les jeunes filles dans les régions où elles sont souvent discriminées).
  • L’indépendance financière des femmes qui passe par le développement des structures qui favorisent l’insertion de la femme au travail. Encourager l’entreprenariat féminin est une priorité dans cette lutte.
  • Le développement des réseaux de solidarités féminines internationales reste indispensable pour faire avancer les choses. Ensemble nous irons plus loin. », rajoute Pauline Keller.

 

 

 

 

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