Denise 0kAssumer le leadership féminin en temps de crise, un défi que Denise Richard est prête à relever. 

C’est forte de 25 années d’expérience dans le domaine de la coopération, que Denise Richard a repris la direction de partage.lu en janvier 2021. Nous vous proposons de la rencontrer et de découvrir son parcours et ses visions pour partage.lu.

Tout d’abord, toutes nos félicitations pour ce nouveau rôle au sein de partage.lu ! Pour ceux et celles qui ne te connaissent pas, quel est ton parcours au sein de la coopération ? As-tu toujours su que tu voulais suivre ce parcours professionnel ?

J’ai eu mon premier contact avec la coopération à 18 ans quand j’ai participé à un camp-chantier au Sénégal avec les guides et scouts du Luxembourg. Cela m’a marquée, mais à ce moment je ne voulais pas en faire ma profession. Je me suis engagée comme bénévole dans le conseil d’administration d’une ONG luxembourgeoise pendant que je travaillais comme infirmière graduée dans un hôpital. En l’an 2000, je voulais me réorienter professionnellement, c’est pourquoi je me suis remise aux études en cours d’emploi pour faire un master en gestion d’entreprise. J’avais presque fini ces études quand j’ai vu l’annonce de partage.lu qui cherchait un(e) responsable de projet. J’ai postulé et c’est là que mon parcours professionnel dans la coopération a commencé. 

 

La coopération, pour toi, c’est quoi ?

Pour moi la coopération au développement veut dire travailler et cheminer ensemble pour favoriser le développement durable, éradiquer la pauvreté et rendre le monde plus juste et plus équitable. Concrètement cela se traduit par l’appui aux projets de développement, l’éducation au développement durable et le plaidoyer politique.

 

Quelles ont été tes motivations à accepter ce nouveau poste et quels sont tes visions à long terme ?

Je connais très bien la fondation et je sais que j’ai les compétences nécessaires pour remplir cette fonction. Le poste de directrice me permet d’évoluer et de relever de nouveaux défis.

Pour moi, les droits humains, le respect de la dignité humaine et « la sauvegarde de la Maison Commune » telle que décrite dans l’encyclique Laudato Si’ resteront les principes fondamentaux qui régissent notre travail. Nous continuerons dans une dynamique partenariale avec les pays du Sud, d’égal à égal et fondée sur le respect mutuel.  Il est important d’assurer la continuité de nos engagements, mais aussi de regarder vers l’avant. Ceci englobe aussi une remise en question qui peut éventuellement nous amener à sortir des chemins battus pour nous adapter au monde changeant.

 

Justement, le monde évolue très rapidement depuis la crise Covid, comment penses-tu pouvoir accompagner partage.lu dans le contexte actuel ?

La pandémie Covid et ses effets économiques ont encore creusé les inégalités dans le monde. Nous sommes donc face à une demande croissante de la part de nos partenaires avec en même temps une diminution de nos recettes. Ceci s’accompagne d’un certain degré d’imprévisibilité qui rend une planification difficile, que ce soit dans les projets ou la collecte de fonds. La créativité et la capacité d’adaptation sont des qualités très demandées pour l’instant. Dans la gestion de projets nous devons constamment ajuster les programmes et les budgets pour faire face aux changements rapides du contexte. La diminution de nos recettes a eu un effet sur nos activités d’éducation au développement que nous avons dû fortement réduire pour l’année 2021. L’enjeu primordial se situe actuellement au niveau de nos ressources financières.

L’absence des visites sur le terrain est un autre grand changement dans la gestion des projets. Nous sommes dans la phase préparatoire des projets pour le prochain accord-cadre avec le gouvernement luxembourgeois qui débutera en 2022. Les visites de suivi sont primordiales pour la relation partenariale et la compréhension du contexte d’un projet et ce d’autant plus lors de la préparation des nouveaux projets. Actuellement nous ne savons pas encore quand nous pourrons réaliser les prochaines visites. Entretemps, nous devons miser beaucoup plus sur les vidéoconférences, les recherches sur internet, etc.

 

Quelles sont tes priorités pour 2021 ?

Les priorités pour l’année 2021 sont la préparation des projets pour l’accord-cadre 2022-2026 et la collecte de fonds.

 

Quelles sont tes valeurs managériales en tant que directrice ? Et selon toi, quel est le challenge le plus important pour le leadership féminin ?

La responsabilité, l’intégrité, le respect de la personne et l’écoute sont parmi mes valeurs managériales les plus importantes. Le leadership féminin pose peu de défis à l’intérieur de notre organisation, mais se situe plutôt dans nos relations externes avec des personnes issues de cultures différentes. Dans certains pays il y a beaucoup de préjugés contre les femmes en position de leadership et je risque de rencontrer des personnes qui ne me prennent pas au sérieux. Mais en tant que responsable de projet j’ai déjà vécu des situations de ce genre à quelques reprises et j’ai dû apprendre à les gérer.

 

As-tu un autre message à faire passer à nos lecteurs ?

Je vais accomplir ma nouvelle mission avec engagement et professionnalisme. Je vous remercie pour l’intérêt et le soutien que vous apportez à partage.lu. Notre engagement envers les personnes vulnérables à travers le monde ne serait pas possible sans vous et j’espère que vous continuerez à nous faire confiance dans l’avenir.

 


vertical 2021 

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