Les femmes indiennes luttent pour leurs droits

Kottayam, Inde

La discrimination des femmes est un phénomène qui est omniprésent dans la société indienne. En voici quelques exemples : 

  • mauvais accès à l'éducation et aux soins de santé pour les filles et les femmes Photo 1
  • abus et violences sexuelles contre les femmes à la maison, dans la rue et au travail
  • les femmes ont très peu de pouvoir décisionnel dans les familles et quant aux choix concernant leur propre vie
  • Non-respect des droits civils des femmes dans les successions ou les divorces
  • Les femmes n'ont pas accès à la propriété
  • disparité homme-femme
  • interruptions de grossesses fréquentes lorsqu'il s'agit d'une fille

La constitution et la législation indiennes prévoient tout ce qu'il faut pour protéger les droits des femmes, mais ces lois ne trouvent guère leur application dans la société indienne, car souvent les gens restent ancrés dans leurs pratiques patriarcales traditionnelles. C'est ici que le projet intervient en formant les femmes en « legal literacy » pour qu'elles connaissent leurs droits et savent comment les revendiquer.

En outre le projet prévoit le soutien aux femmes victimes d'abus ou de discrimination à travers le Centre de Consultation et de Médiation pour les femmes ainsi que la sensibilisation des jeunes (élèves et étudiants) et du public pour que ceux-ci :

  • connaissent les droits des femmes et les discriminations qui existent et qui sont véhiculées à travers la partie dominante de la société indienne.
  • changent de comportement envers les femmes
  • participent aux mobilisations qui revendiquent une meilleure application des lois existantes.

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Les bénéficiaires : les femmes indiennes

Toutes les activités du projet, même les activités de sensibilisation du grand public, visent une amélioration des conditions de vie des femmes indiennes.

Qui sont-elles ?

L’inde est un pays très complexe, rempli de paradoxes et de facettes différentes. Il est donc difficile de généraliser, car la plupart des constats ne sont pas vrais pour l’ensemble du pays, mais s’appliquent seulement à une partie de la population. Les situations varient en fonction des castes, toujours aussi présentes, des classes sociales, des codes différents pour chaque communauté religieuse, mais aussi en fonction des différents états et régions, des villes ou des campagnes.

Ceci est vrai aussi pour la position de la femme en Inde. En arrivant en Inde ce sont elles que l’on remarque en premier. Elles sont partout. Leurs vêtements colorés (saris, churidars, ...) animent les paysages, leurs fleurs dans les cheveux éclairent la grisaille poussiéreuse des villes. Malgré ces belles images le statut de la femme en Inde est ambigu.

Ainsi les femmes indiennes font depuis longtemps de la politique, et quelques-unes ont accédé aux plus hautes responsabilités (Présidente du Parti du Congrès, Premier Ministre, Présidente de l’Inde). Il y a des femmes bien éduquées, des femmes d’affaires de haut niveau ou bien des artistes renommées. Mais dans l’Inde traditionnelle la femme est toujours considérée comme inférieure à l’homme.

Comment vivent-elles ?

La société indienne est patriarcale. Les hommes et, en particulier le père ou l'aîné de la famille, détiennent l'autorité morale et économique. Il serait cependant caricatural de ne voir en la femme indienne qu'une servante soumise.

Dès son plus jeune âge, la petite fille est formée par sa mère et toutes les femmes de la maisonnée, à son futur rôle de mère et d'épouse. Elle participe aux tâches ménagères (dans les campagnes collecte du bois, de l'eau, etc...). Elle s'occupe des enfants cadets. Le garçon est élevé dans l’idée qu’il est supérieur et que la femme est là pour le servir et le satisfaire. Dans les familles pauvres, si la nourriture fait défaut, le garçon est prioritaire sur la fille et idem pour l’éducation ou les soins médicaux.

Dans l'immense majorité des cas, les mariages sont arrangés par les parents. Ils entreprennent, seuls ou avec l'aide de personnes appointées (guru de la famille, entremetteuse, agence matrimoniale, petites annonces) la recherche du conjoint adéquat. Celui-ci doit être de caste identique ou similaire et présenter des garanties d'avenir.

La dot des filles est, en principe, interdite par la loi. Elle est cependant toujours d'actualité et pèse lourdement sur les finances des parents. Quand ce sont de petits agriculteurs, il est fréquent qu'ils s'endettent pour des années auprès de l'usurier local. Qu'advienne une succession de mauvaises récoltes et l'impossibilité de rembourser intérêts et capital entraînera trop souvent la perte du seul bien de la famille, à savoir le lopin de terre qui la fait vivre.

Une fois mariée, la jeune femme réside avec son mari sous le toit de ses beaux-parents. La famille traditionnelle, dite élargie, peut ainsi comporter trois ou quatre générations sous le même toit, soit plusieurs dizaines de personnes. Les femmes y sont soumises à l'autorité de la belle-mère qui, seule, détient les clés des provisions et règle dans les moindres détails la bonne marche de la maisonnée.

Dès qu'elle a un enfant mâle, la jeune femme voit son statut changer de façon sensible. Elle a contribué à la continuité de la lignée. Respectée, elle restera toujours quand même sous l'autorité et la protection des hommes de la famille. En revanche, elle est souveraine dans son domaine : éducation des enfants jusqu'à l’âge de 11-12 ans, la cuisine, les rituels religieux familiaux quotidiens qu'elle accomplit seule ou avec son mari.

Plus libres et plus actives que dans le passé, les femmes tentent de surmonter les obstacles qui se dressent à chaque étape de leur vie. Très doucement la société évolue, mais il reste difficile aujourd’hui pour une femme, de vivre seule et de façon indépendante. L'idée qu'une femme puisse avoir un travail indépendant bien rémunéré progresse, mais elle est relativement récente et urbaine. Les filles scolarisées dans les campagnes arrêtent l'école très tôt pour retourner aux travaux ménagers et des champs. Les hommes acceptent que les femmes travaillent, car c'est une aide financière sensible à l'amélioration du quotidien, mais en même temps ils refusent d'abandonner leur place de « chef ».

Quels sont leurs problèmes ?

Malgré la loi et les politiques suivies, les femmes indiennes souffrent d'exclusions et d'injustices sociales. La condition de la femme, son rôle et ses responsabilités subissent l'influence de croyances religieuses en matière de mariage et d'héritage. Négligences à l'égard des petites filles, trafic de celles-ci,  abus physiques et sexuels constituent une face des problèmes auxquels les femmes sont confrontées ; de l'autre côté, on trouve des salaires réduits, des travaux lourds même quand elles sont enceintes ou malades, l'obligation parentale de les doter pour les marier, le viol, la coupure avec leur propre famille à leur entrée dans leur belle-famille où elles sont avant tout considérées comme une marchandise.

Suite à leur analphabétisme et au climat oppressif qu'elles connaissent, très souvent les femmes en Inde ne sont pas conscientes des droits dont elles jouissent. C'est l'éducation qui sera l'arme adéquate du changement. On dit souvent qu'une femme instruite est à même de changer tout un village. Pour permettre aux femmes indiennes de faire face aux défis du futur, il faut absolument :

  • éveiller la population de base, dans les campagnes, par des programmes de conscientisation sur les droits et les devoirs légaux de tout citoyen et surtout de toute citoyenne
  • développer leur personnalité en leur apprenant des techniques qui renforceront leur confiance en elles-mêmes
  • impliquer les femmes dans des groupes d'entraide mutuelle
  • améliorer l'accès à l’éducation

Population

1,2 milliards de personnes vivent en Inde. Même si ces personnes vivent dans le même pays, ils ne parlent pas tous la même langue et ont des cultures différentes.

Climat

Le climat en Inde est très varié du fait de la taille géographique du pays, de la topographie allant de zone maritime à la haute montagne. Il est par conséquent très difficile de généraliser, cependant on dénombre officiellement quatre saisons, l'hiver de janvier à février, l'été de mars à mai, la mousson ou saison des pluies de juin à septembre, et après la période post-mousson ou automne d'octobre à décembre.

Situation politique

L’Inde est une république fédérale qui comprend 28 états établis sur des bases essentiellement linguistiques, et sept territoires créés pour des raisons politiques ou historiques (Delhi, Pondichéry). C’est une démocratie parlementaire, inspirée du modèle britannique. Sa Constitution, promulguée le 26 janvier 1950, est l’une des plus détaillées au monde avec 396 articles et annexes.

Il subsiste d'importantes disparités dans le pays. Un fossé de plus en plus grand se creuse entre les états plus riches et ceux plus pauvres. Près de la moitié des pauvres en Inde sont concentrés dans les états de Uttar Pradesh, Bihar et Madhya Pradesh, dont certains des indicateurs sociaux sont des plus préoccupants. Les inégalités entre les zones rurales et urbaines sont particulièrement marquées; la pauvreté se concentre dans les zones rurales où vivent les trois quarts des pauvres de l'Inde.

Economie

L'économie indienne a réalisé un rattrapage rapide au cours des deux décennies écoulées et a bien surmonté la récession mondiale. Des réformes d'envergure et des investissements accrus ont porté la croissance potentielle à près de 9 %, taux sans précédent dans l'histoire du pays, ce à la faveur d'une amélioration des infrastructures. Si cette tendance se poursuit, l’Inde devrait devenir d’ici à une vingtaine d’années l’une des quatre premières économies mondiales.

Néanmoins, l’Inde reste sous de nombreux aspects un pays en développement. Le niveau du PIB par habitant demeure faible, et malgré l’émergence d’une classe moyenne dynamique (5 à 10% de la population), une large partie de la population vit encore sous le seuil de pauvreté, dans des conditions sanitaires précaires et des structures sociales souvent liées au système des castes (en particulier en milieu rural où vivent les trois quarts de la population) : un Indien sur trois vit toujours avec moins de 1 dollar par jour.

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Thresiamma Mathew est la fondatrice de l'Archana Women's Center. Elle lutte contre la discrimination des femmes et pour leur autonomisation.





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