Donner un espoir d'avenir aux jeunes réfugiés burundais

Camp de Mahama, Rwanda

Depuis la crise politique au Burundi survenue en avril 2015, plus de 250.000 personnes se sont déjà refugiées dans les pays-limitrophes du Burundi, la Tanzanie, le Rwanda, la République Démocratique du Congo,  et l'Ouganda. 75.000 d'entre eux se trouvent aujourd'hui au Rwanda. Parmi eux, 60.000 sont au camp de Mahama à l'Est du Rwanda et 15.000 en ville de Kigali et dans les environs. 60% des réfugiés sont des jeunes. Au camp de MAHAMA, les 60.000 personnes sont réparties dans des villages qui regroupent en moyenne 2.250 personnes.
Les réfugiés, surtout les jeunes, qui se trouvent dans le camp de MAHAMA et dans la ville de Kigali comme ailleurs, sont exposés à des problèmes de:

  •  prostitution pour les jeunes filles à cause du désœuvrement, de la pauvreté et de la promiscuité;
  •  enrôlement des jeunes dans les mouvements armés pour participer aux émeutes au Burundi.;
  •  délinquance des jeunes suite au désœuvrement;
  •  usage de stupéfiants.

Camp de MahamaAfin de soutenir les jeunes dans leurs efforts pour garder le courage et la détermination à un lendemain meilleur, la Maison Shalom réalise des activités d'appui au profit de ces jeunes, dans la continuité des appuis antérieurs (formation de jeunes vulnérables au Burundi avec le soutien de la Fondation Bridderlech Deelen de 2006 à 2015). Grâce au projet, les jeunes reçoivent la possibilité

  • soit de continuer leurs études secondaires ou universitaires interrompues par leur fuite du Burundi,
  • soit d'apprendre un métier.

Les métiers proposés actuellement sont: maçonnerie et plomberie, coiffure et esthétique, couture moderne et broderie, soudure et électricité, hair dressing, beauty therapy, sport et fitness, food sciences, MDDF (Music, Drama, Dancing, Filming) et Filming & TV Production. Avant de se lancer dans l'apprentissage, les jeunes ont profité d'une mise-à- jour en anglais, vu qu'au Rwanda les études se font en anglais, alors qu'au Burundi les jeunes étaient habitués au français. En donnant aux jeunes la possibilité de bénéficier d'une formation, la Maison Shalom les soutient à supporter leur condition de réfugiés, mais elle les prépare également à un retour autonome au pays lorsque la paix y sera revenue.

La population des environs du camp de Mahama se compose majoritairement de citoyens rwandais qui vivent dans la pauvreté. C'est pourquoi 20% des bénéficiaires des formations seront des personnes locales des alentours du camp de MAHAMA.

partage.lu soutient le projet de la Maison Shalom dans le cadre du Consortium « Fridden an der Welt » en collaboration avec Caritas Luxembourg.

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Cette vidéo explique assez bien la dynamique d'opposition au 3e mandat du président Pierre Nkurunziza. Cependant, nous vous prévenons que certaines images sont d'une extrême violence.

Les bénéficiaires de l'action sont les jeunes:

Il s'agit des jeunes réfugiés burundais de 16 à 25 ans qui sont au Rwanda. A côté de cette catégorie de réfugiés, 20% des jeunes de la population hôte seront aussi concernés par le projet.

Etudiants en patisserie

Eléments quantitatifs :

  • 45 jeunes seront formés en métiers. Ils profiteront de la formation en métiers, en gestion de petite entreprise et de groupe solidaire.
  •  110 jeunes seront scolarisés dans des lycées à internat afin de continuer leur scolarité interrompue par la fuite du Burundi suite à la situation politico-sécuritaire.
  • 100 jeunes suivent leur cursus à l'université.

Les bénéficiaires joueront le premier rôle dans le projet, car ce sont eux qui choisissent les métiers à apprendre et les microprojets adaptés. Actuellement, les jeunes sont formés en couture, coiffure, électricité et soudure, maçonnerie et plomberie, cuisine et hôtellerie, production télévisée, massages, pâtisserie et boulangerie. La Maison Shalom renforcera les capacités afin qu'ils soient en mesure de choisir et élaborer des microprojets innovants et rentables pour valoriser leurs formations. Ces séances de renforcement des capacités seront organisées au cours de la formation professionnelle pour qu'ils démarrent le microprojet juste après l'obtention des certificats.

 

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Depuis avril 2015, la situation au Burundi ne cesse d'empirer. C'est alors que  des manifestations populaires ont montré le désaccord du peuple face à la volonté du président Pierre Nkurunziza d'engager un 3e mandat, contraire aux Accords de Paix d'Arusha ayant posé fin à la guerre civile (1993-2005). Depuis que ce troisième mandat a été acquis en août 2015, la répression contre tous les éléments jugés oppositionnels au régime a fortement augmenté, les fouilles et perquisitions répétitives, des personnes séquestrées et torturées, des assassinats pour motifs politiques sont à l'ordre du jour. Vendredi 15 janvier 2016, les Nations Unies ont dénoncé l'existence de massacres ethniques, de charniers et de viols collectifs commis par les forces de sécurité au Burundi. Le haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein craint l'effondrement complet de l'ordre public.

Comme la Maison Shalom a dénoncé les crimes contre l'humanité et plus spécialement contre les enfants commis par le régime, elle est vue par celui-ci comme rebelle. Des actes de répressions ont été menés contre la Maison Shalom :
• La plupart de ses cadres ont été menacés de mort et ont dû fuir le pays en commençant par sa fondatrice, Maggy Barankitse.
• Les comptes bancaires de la Maison Shalom au Burundi ont été bloqués sur demande du procureur général de la république le 4 novembre 2015.
• Toutes ses activités ont été suspendues par ordonnance ministérielle n° 530 du 1597 du 23 novembre 2015.

DSC 0611

La Maison Shalom a donc souffert le même sort que maintes autres organisations burundaises oeuvrant pour les droits humains. Pourtant, la Maison Shalom reste convaincue que le mal n'aura jamais le dernier mot. L'équipe de la Maison Shalom travaille actuellement au Rwanda pour encadrer et soutenir les réfugiés burundais.

Pour plus de détails, reportez-vous à nos articles d'actualité:

Le reportage du Weltspiegel en janvier 2016

La lettre de Maggy Barankitse en novembre 2015

La situation au Burundi et nouvelles de la Maison Shalom en août 2015

L'augmentation de la violence répressive suite au coup d'état en mai 2015

Le coup d'état au Burundi

La situation en mai 2015 avant les élections au Burundi

 

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