Vivre malgré les conflits

Fizi-Uvira, République Démocratique du Congo

DSCN2959Les luttes, combats, attaques armées, viols et pillages n’ont pas cessé à l’Est de la RDC au Sud-Kivu depuis la fin officielle de la Deuxième Guerre du Congo (1993-2003). Les violences sexuelles sont une arme de guerre qui reste très répandue. Après les viols, la plupart du temps d’une cruauté inimaginable, les femmes sont souvent rejetées par leurs maris et leurs communautés. Elles souffrent aussi de traumatismes et de graves séquelles physiques. Il n’arrive pas rarement non plus que les femmes se retrouvent enceintes, l’enfant n’étant évidemment pas accepté ni par la famille de la femme, ni par la communauté. Les femmes qui sont ainsi devenues victimes, n’arrivent plus à travailler sur les champs, parce qu’elles sont traumatisées et que les attaques se sont souvent passées dans ces mêmes champs et parce que leur état physique ne leur permet plus de grands efforts.

Toute la situation de conflit génère une grande pauvreté. Cela entraîne que les enfants ne peuvent pas fréquenter l’école parce que leurs parents ne parviennent pas à leur procurer les affaires scolaires,  l’uniforme, les chaussures qui sont nécessaires pour être admis à l’école.

DSCN2951Afin de répondre à cette détresse de la population des territoires de Fizi, Uvira et Walungu au Sud-Kivu, SEDI (Solidarité-Echange pour une Développement Intégral) travaille sur 3 axes :

-         La prévention: Afin de créer une sensibilité aux droits de l’homme et plus particulièrement aux droits de la femme et des enfants, SEDI propose des formations sur les droits de l’homme, des femmes et des enfants ainsi que sur les lois spécifiques devant protéger les femmes et rétribuer les crimes commis à leur encontre. Ces formations ont aussi comme but de faire comprendre que la femme est la victime du viol, qu’elle n’y est pas complice et qu’il n’est pas juste de l’abandonner et de la renvoyer à la suite d’une telle attaque.

-          La guérison: SEDI soutient les femmes en détresse. A la Maison d’écoute de Baraka, elles peuvent trouver une femme compétente pour les écouter, si nécessaire on les aide à obtenir les soins médicaux appropriés et SEDI propose un encadrement psychologique pour dépasser le stade de traumatisme.

-          La construction d'un avenir meilleur: SEDI a créé des Mutuelles Scolaires, qui dépannent les parents lorsque  ceux-ci ont temporairement des difficultés à payer les frais scoalires. La solidarité des mutuelles scolaires évite que les enfants soient refoulés de l'école. 

SEDI accorde également des micro-crédits qui aident les parents à créer des activités génératrices de revenus. Ces revenus permettent peu à peu aux familles d'améliorer les conditions de vie de leur famille.

De même, SEDI a commencé à gérer une ferme dans la région de Fizi. Les crédits-vaches et les crédits-lait doivent aider les familles à gagner leur vie de par eux-mêmes. Ce volet du projet doit aussi favoriser les relations pacifiques entre les éleveurs et les agriculteurs, qui sont actuellement encore très conflictuelles.

partage.lu soutient le projet de SEDI dans le cadre du Consortium « Fridden an der Welt » en collaboration avec Caritas Luxembourg.

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Qui sont les bénéficiaires du projet ?

Le but de SEDI est la contribution à l’établissement d’une paix stable à l’Est du Congo.

A cette fin, SEDI cible différents groupes :

  • Les femmes victimes de violences sexuelles afin d’assurer qu’elles reçoivent l’aide dont elles ont besoin après une violence.
  • Les leaders des communautés afin de les sensibiliser à la paix et aux droits de l’Homme.
  • Les enfants afin de leur garantir la possibilité de fréquenter l’école et d’accéder à de meilleures conditions de vie par l’octroi de micro-crédits à leurs parents.

De 2011 à 2014, SEDI prévoit annuellement:

  • DSCN3099

    D’encadrer 230 femmes victimes de violences sexuelles
  • De former 60 leaders en Droits de l’Homme
  • De sensibiliser 30 vulgarisateurs sur les lois réprimant les violences sexuelles (qui à leur tour vont sensibiliser les populations)
  • De soutenir 100 enfants/an dans leur scolarité
  • D’accorder un micro-crédit à 200 familles

Où vivent les bénéficiaires ?

L’organisation SEDI est active dans la province du Sud-Kivu, une province tout à fait à l’Est de la RD Congo, qui partage ses frontières avec le Burundi, le Rwanda et la Tanzanie. SEDI travaille dans les territoires de Fizi (A), Uvira (C) et Walungu. Ces territoires comprennent des villes et villages au bord du Lac Tanganyika, la plaine de la Ruzizi en territoire de Walungu et Uvira, ainsi que les moyens- et hauts-plateaux de l’arrière-pays de Fizi, nommés plateaux d’Itombwe. La Maison d’écoute de SEDI est localisée dans la ville de Baraka (B).

Dans quel contexte vivent les bénéficiaires ?

Les turbulences politiques observées depuis près de trois décennies en RDC n’ont pas encore pris fin. La situation s’est aggravée davantage avec la résurgence des combats depuis les opérations de Kimya II et Amani Leo dans la seconde moitié de l’an 2009, avec un coût humain élevé. On observe toujours des affrontements entre les troupes loyalistes et les groupes armés réfractaires au processus d’intégration dans l’armée au sein des territoires de Fizi et d’Uvira, ces combats connaissent encore une résurgence depuis début 2012. En dépit de la tenue des élections, les germes des graves convulsions politiques sont loin d’être éradiquées, comme on le constate, deux ans après la signature d’engagement de Goma, la pacification a tendance à se négocier encore et l’intégration des groupes armés dans les FARDC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo) demeure hypothétique. Il se remarque un phénomène régulier de pillages multiformes, viols, destructions des infrastructures socio-économiques, tueries, déplacements forcés des populations, violations massives des droits de l’homme, dont le corollaire est l’extrême pauvreté de la population. La paix dans les territoires de Fizi et d’Uvira est une condition préalable à la reconstruction et au développement.

DSCN3163Avec l’accentuation de la pauvreté de masse, plus de la moitié des habitants des territoires de Fizi, Uvira et Walungu sont privés d’accès à l’eau potable et aux soins de santé de base ; les enfants sont malnutris. L’analphabétisme quant à lui caractérise plus de 30% de la population adulte et les femmes constituent la catégorie la plus touchée.  Le revenu moyen par jour dans une famille est de loin inférieur à un dollar américain et a tendance à baisser du jour au jour; ce qui est en dessous du seuil de la pauvreté absolue. Les femmes et les enfants sont les plus touchés par cette situation. Le taux de scolarisation dans ces milieux est très inégal au regard du sexe mais aussi du revenu, du milieu et du contexte de guerre.

La non-satisfaction des besoins vitaux crée des frustrations, suscite l’utilisation des moyens malhonnêtes pour avoir l’argent et pour accéder au pouvoir, cela favorise l’insécurité. Le recrutement des enfants dans les groupes armés accentue la misère de la population. Au regard de ce qui précède, les indicateurs de développement humain d’une manière générale, présentent un tableau sombre dans l’ensemble des territoires de Fizi, Walungu et Uvira, où SEDI, le partenaire de Partage.lu, opère. 

 

 

 

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Congo, RDC, Congo-Kinshasa, Zaïre

La République Démocratique du Congo est un vaste pays de l’Afrique Centrale, elle est le deuxième plus grand pays du continent, après l’Algérie. Le pays a répondu à de nombreux noms, qui rendent confus l’auditeur européen.

Son nom – Congo - vient du fleuve Congo, qui parcourt le pays sur de nombreux kilomètres du Sud au Nord-Ouest. C’est cependant un nom que le pays partage avec son petit voisin, le Congo-Brazzaville, ou encore la République du Congo. C’est pour cette raison, que le grand Congo est aussi connu sous le nom de République Démocratique du Congo, RD Congo, RDC ou Congo-Kinshasa.

De 1971 à 1997, après la fin de la colonisation par les Belges, le général Mobutu, à la tête de l’état, mettait en œuvre une large campagne d’authenticité, comportant une africanisation du nom des villes, des fleuves et des citoyens. Dans ce contexte, Mobutu  renomma le fleuve et le pays, Zaïre, d’après un mot local pour rivière.

Géographie

La RDC, au cœur de l’Afrique noire, possède un énorme territoire de 2.345.000 km2. Elle est limitrophe à l’Angola, à la République du Congo, la République Centrafricaine, au Sud-Soudan, à l’Ouganda, au Rwanda, au Burundi, à la Tanzanie et à la Zambie. Son seul accès à la mer atlantique lui est donné par le fleuve Congo dans les villes portuaires de Matadi, Boma et Banana, territoire exclave congolais en territoire de l’Angola.

Le pays est divisé en 11 provinces (Bandundu, Bas-Congo, Equateur, Kasaï-Occidental, Kasaï-Oriental, Katanga, Kinschasa, Maniema, Nord-Kivu, Province Orientale et Sud-Kivu). Ces provinces sont à leur tour structurées en districts, territoires, collectivités (secteurs ou chefferies) et groupements ; subdivisions auxquelles les congolais recourent souvent pour se situer le plus précisément possible dans leur vaste pays.

DSCN3180Le Congo est relativement peu peuplé, on n’arrive qu’à une moyenne de 30 habitants par km2. En effet, les populations se concentrent sur les plateaux, les domaines près des lacs et fleuves. Les domaines de forêt tropicale, de jungle, qui sont fréquents au nord du pays et qui occupent en tout 60% du territoire congolais, sont quasiment inhabités. L’est du pays longe le Grand rift est-africain, paysage de collines, montagnes, volcans et grands lacs. Le centre et le sud, pourtant, se composent de savane riche en minerais. Le sommet du Congo se trouve au Pic Margherite avec une altitude de 5.109 m, qui fait partie de la chaîne montagneuse de Ruwenzori, à la frontière de l’Ouganda. Le pays regorge d’animaux sauvages tels des lions, léopards, éléphants, zèbres, chacals, hyènes, antilopes etc. Il est connu pour ses 1.300 espèces de papillons. 

Histoire

Avant toute intervention provenant de l’extérieur, le Congo était habité par des Pygmées. Ceux-ci se sont peu à peu mélangés aux peuples bantous.

C’est au 15e siècle qu’un portugais, Diogo Cão, atteint l’embouchure du fleuve Congo et que les relations diplomatiques entre le royaume du Congo et le Portugal se sont établies.

A partir du 16e siècle, le royaume du Congo vit un déclin, il est pillé par les chasseurs d’esclaves. Ces pillages se poursuivent ensuite avec l’emprise des Pays-Bas et de la couronne britannique. Au début du 18e siècle, le Congo se retrouve complètement dévasté.

Colonisation

En 1885, le roi Léopold de Belgique déclare que désormais, le Congo fait partie de ses possessions personnelles privées, ce qui est une action unique dans toute l’histoire de la colonisation. L’exploitation économique bat de son plein et des atrocités contre l’humanité provoquent en 1908 l’indignation internationale et forcent le roi à céder sa possession privée à l’Etat belge comme colonie ordinaire. En 1959, après les premiers troubles indépendantistes, les Belges quittent le pays en le laissant sombrer dans un chaos complet.

Indépendance

Le 30 juin 1960, la République Démocratique du Congo accède à l’indépendance. Son premier président est Joseph Kasavubu et Patrice Lumumba, chef de la fraction indépendantiste, devient premier ministre. Mais les interventions et les pressions des Etats-Unis, de la Belgique et de l’Union Soviétique font bientôt imploser la jeune nation. Lumumba est assassiné. En 1965, l’ancien assistant de Lumumba, Joseph Mobutu, opère un coup d’Etat. Pendant les prochaines décennies, il établira une des dictatures les plus connues d’Afrique (1965-1997). Il mise sur une africanisation du pays, en l’appelant « Zaïre » et en nationalisant toutes les entreprises européennes au Congo. Il obtient beaucoup d’aide des états de l’Ouest en acceptant de faire une propagande antisoviétique.

La fin du régime de Mobutu et la première guerre du Congo

La fin du régime s’annonce vers 1990, lorsque l’opposition est-ouest n’est plus pertinente. Le régime de Mobutu se termine rapidement après le génocide au Rwanda (1994) qui cause des centaines de milliers de réfugiés hutus au Zaïre, entre autres des membres des milices Interahamwe et des Forces Armées du Rwanda (FAR), acteurs du génocide. Ces groupes hutus lancent des attaques contre le Rwanda, gouverné désormais par un gouvernement tutsi. Une alliance de tutsis rwandais fait alors des incursions au Zaïre pour protéger le pouvoir de Kigali. Mobutu a peur que le conflit rwandais ne s’exporte au Zaïre et veut obliger tous les réfugiés de rentrer chez eux. Les tutsis réfugiés du Rwanda et les habitants tutsis du Zaïre (Banyamulenge) s’allient alors aux adversaires congolais du régime de Mobutu et aux forces armées tutsies du Rwanda, ils conquissent  tout le territoire congolais en quelques semaines et renversent Mobutu.

L’avènement de Laurent-Désiré Kabila

Laurent-Désiré Kabila, chef des groupes rebelles, devient alors président (17.5.1997), il abolit le nom de Zaïre et renomme le pays Congo. Mais, le nouveau dirigeant n’apporte pas de paix au pays. Même s’il avait promis unité et reconstruction du pays, il interdit rapidement les autres partis politiques et abroge le droit de réunion. Ce n’est pas l’opposition qui avait travaillé depuis des années à la chute de Mobutu qui entre au gouvernement, mais des dignitaires étrangers alliés de Kabila.

La deuxième guerre du Congo

De nouveaux conflits éclatent donc bientôt et débouchent sur la deuxième guerre du Congo (1998-2003). Le président Kabila est toujours plus vu comme bras droit du Rwanda d’une part et d’autre part, les conflits entre Tutsis et Hutus ne font qu’empirer à l’Est du Congo. La mobilisation des groupes armés Maï-Maï ne facilite en rien la paix. Pour garantir une certaine stabilité, Kabila rompt avec ses collègues rwandais et ougandais et ordonne à leurs troupes de quitter le territoire. En réaction à cela, les troupes tutsies et banyamulenge prennent plusieurs villes de l’Est du pays et veulent destituer Kabila. Toujours plus d’Etats entrent en guerre sur le territoire congolais (Rwanda, Ouganda, Angola, République Centrafricaine, Afrique du Sud, Zimbabwe, Namibie, Soudan etc.) pour cette raison on parle également de première guerre mondiale africaine. En même temps, les sections rebelles et les groupes armés prolifèrent.

Pas de paix à l’Est du Congo

DSCN3185Ce n’est qu’en 2001 que les accords de Pretoria mettent fin à la deuxième guerre du Congo. Le fils de Laurent-Désiré Kabila (mort dans un attentat en 2001) lui succède lors des élections libres de 2006. Mais, à l’est du pays, les conflits armés se poursuivent, chaque faction veut assumer le pouvoir et exploiter les mines de la région. En effet, de très nombreuses mines de coltan et d’or se trouvent à l’Est du Congo et elles sont contrôlées par les milices rebelles. Ainsi, les ouvriers ne peuvent vendre les extraits sur les marchés du monde mais sont forcés de vendre à des exportateurs, concessionnés par des chefs de guerre locaux. Ce business génère d’énormes fonds au profit des groupes armés et sert à continuellement relancer la guerre de l’Est du Congo.

Contexte socio-économique

Les guerres successives, les années de mauvaise gestion et de corruption extrême ont laissé l’économie congolaise exsangue. Si le pays était un des pays africains les plus développés juste après son indépendance, il est actuellement un des pays les plus pauvres du monde en occupant la dernière place du Human Developpement Index.

Au moment de l’indépendance, la RDC profitait d’environ 100.000 km de routes asphaltées. Aujourd’hui le réseau routier de 150.000 km ne comprend que 3.000 km de routes asphaltées, ce qui rend le transport et le déplacement très difficiles.

Même si uniquement 3% du territoire sont utilisés à des fins agricoles, l’agriculture représente cependant 50% du PIB et emploie deux tiers de la population. La plupart des paysans pratique une agriculture de subsistance car le transport des récoltes est très laborieux voire impossible.

L’industrie congolaise se concentre sur l’exportation. Une grande partie des ressources naturelles, comme par exemple le cuivre, est extraite en grandes quantités mais transformée à l’étranger. La conséquence est évidemment que la RDC ne profite guère de sa richesse minière. Le plus grand partenaire commercial du Congo est actuellement la Chine.

Culture / Langues

Le pays est habité par des peuples de différentes ethnies et accuse donc une grande variété de langues, en tout on compte au Congo 214 langues et dialectes. Le français est langue officielle ainsi que le lingala, le tshiluba, le kikongo et le swahili congolais.

Religions et croyances

50% de la population se disent catholiques, 20% protestants, 10% musulmans, 10% kimbanguistes et 10% pratiquent des religions traditionnelles. Les systèmes de croyances indigènes se centrent sur les esprits des ancêtres, le pouvoir de sorciers et de magiciens, l’influence néfaste des démons. Malheureusement, la croyance en les pouvoirs magiques protecteurs des albinos est encore très répandue. Il n’est pas rare qu’ils soient assassinés pour récupérer ces pouvoirs magiques car on dit que certaines parties de leur corps peuvent être transformées en fétiches ou autres objets protecteurs. Les croyances sur les enfants sorciers sont également encore très répandues. Ils mènent à des exorcismes cruels et à l’abandon des enfants, qui sont livrés à eux-mêmes.

Musique

Le Congo regorge de groupes musicaux au styles divers et variés. Après l’indépendance, des groupes comme African Jazz et OK Jazz ont été mondialement connus.

Récemment quelques films sur des groupes musicaux congolais ont attiré l’attention du public européen.

Il s’agit de

  • Benda Bilili qui montre un groupe de musiciens congolais atteints de poliomyélite dans leur jeunesse. Les membres du groupe se déplacent en fauteuil roulant et vivent dans la rue. Leur musique intègre des éléments de rumba congolaise, de musique cubaine, de rhythm’n’Blues et de reggae, de funk.
  • Kinshasa Kids, un film sur la vie des enfants soupçonnés de sorcellerie qui peuplent les rues de Kinshasa et qui font du rap pour ne pas perdre l’espoir.
  • L’Orchestre Symphonique Kimbanguiste : film sur l’unique orchestre symphonique de l’Afrique Centrale, créé en 1994 par Armand Diangienda, petit-fils du fondateur de l’Eglise kimbanguiste au Congo. La plupart des instruments ont été fabriqués par les musiciens eux-mêmes. Actuellement, l’orchestre donne des concerts dans le monde entier.

 

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