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Photo ©Michel Rohan de Pixabay
4e Dimanche de Carême - 4. Fastensonntag
Chers toutes et tous, nous espérons que vous et vos familles vont bien. Nous sommes heureux de vous accueillir pour ce HOPE du 4e dimanche de ce Carême et nous vous souhaitons: Bonne lecture!
Vous avez dit « justice » ?
Pensez-vous que la justice sociale est due au hasard ? Eh bien non, car elle est une œuvre humaine. Elle s’origine en effet dans la militance pour le respect des autres et, par conséquent, pour l’instauration d’une société dont ce respect soit le principe de base. Nous sommes toutes et tous concernés, spécialement en ces jours de carême. Évitons le danger que la justice reste dans nos vies un concept abstrait ou un vœu pieux !
Interrogeons l’Évangile. Joseph, l’époux de Marie, était un juste (Mt 1, 19). Pour lui, être juste signifie être ajusté à la volonté de Dieu, à l’Alliance que celui-ci désire conclure et développer avec l’humanité et, au-delà, avec toute la création en danger de désagrégation à cause de l’orgueil humain. Dans les sentiments et le comportement de Joseph, dans son cœur profond, la source de la justice se révèle être cette qualité, cette justesse à laquelle nous sommes appelés dans notre relation avec Dieu et avec les autres. Comme chrétien.ne.s, nous sommes donc invités à restaurer cette alliance lorsqu’elle a été abîmée ou même rompue par l’injustice et les fractures sociales que celle-ci engendre à l’intérieur de notre « maison commune » qu’est la création.
La justice, une mission
Dans l’enseignement de Jésus, la justice est la conduite agréable à Dieu, comme celle d’Abraham qui crut en la promesse du Seigneur. La justice véritable consiste dès lors, pour le croyant, en l’ajustement, en la libre adhésion par le témoignage et par les actes, à l’espérance de Dieu sur sa vie. C’est ainsi que chacun.e d’entre nous peut apporter sa part à la construction du Royaume de Dieu et demander en vérité dans sa prière : « Notre Père, que ton Règne vienne, que ta Volonté soit faite sur la terre comme au ciel. ». Non, la justice sociale n’est pas née du hasard : c’est une espérance de Dieu pour laquelle Jésus a donné sa vie et veut nourrir la nôtre au plus profond du combat pour une société respectueuse de tous et de toutes, et en particulier des plus pauvres. Saint Paul nous le rappelle : la vraie justice est un don de Dieu, une grâce accordée présentement qui crée en l’être humain cette justice que l’Évangile exige aujourd’hui de lui. Elle l’envoie ainsi participer à la construction d’une société plus fraternelle.
La justice sociale, une option facultative ? Mais pas du tout ! Au contraire, elle est une mission urgente. Le temps du carême nous offre la chance de la mettre en œuvre dans le choix de nos solidarités effectives.
Daniel Sonveaux s.J.
Nous vous retrouvons mercredi prochain avec la contribution en allemand de Gérard Kieffer. D'ici là prenez bien soin de vous et restez en bonne santé!

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