Super Utilisateur
25 € : Achat d'un livre pour la bibliothèque de l'Université
40 € : Achat d'un sac de ciment
75 € : Formation d'un jeune pendant 6 mois
15 € : Participation d'une personne au cours « Life Skill Education »
25 € : Formation d'une femme sur l'utilisation de l'ordinateur
75 € : Formation d'une femme en maçonnerie
- 15 € frais de restauration du Centre par enfant (augmentation de l’espace, renouvellement meubles, équipement) en 2017
- 25 € frais d’alimentation par enfant par mois (3 repas/jour- 22 jours/mois)
- 50 € Frais d’encadrement par enfant par mois (salaires éducatrices et personnel)
20 € : 1 Abonnement pour indigène du journal Porantim pendant un an
50 € : Appui pour faire un reportage dans les réserves indigènes
Début janvier 2013: en direction d'un nouveau pays, d'un nouveau continent : l'Afrique !
Me voilà, Jasmine, 24 ans, venant tout juste de finir mes études en Sciences de l'Education.
Faire un bénévolat dans un pays du Sud était depuis très longtemps un grand rêve. Grâce aux bons conseils du SNJ et grâce à la découverte de l'ONG « Bridderlech Deelen » et de leur partenaire « Maison Shalom », j'ai pu réaliser ce rêve en allant au Burundi dans le petit village de Ruyigi.
Par Tiago De Sousa
De la chaleur étouffante de "Buja" à l'accueil chaleureux de Ruyigi, mon volontariat à la Maison Shalom a été une expérience à jamais gravée dans ma mémoire.
QUESTION : SŒUR BRIGIT, QUELS ÉVÈNEMENTS DE VOTRE VIE ONT ÉTÉ DÉTERMINANTS POUR VOTRE CHOIX DE VIE ?
Réponse : Il y a trois événements fondamentaux qui sont à l’origine de cette vocation:
1- Je suis née dans une famille extrêmement pauvre. J’ai connu la misère et son cortège de conséquences. C’est grâce à la solidarité des uns et des autres que je suis devenue ce que je suis aujourd’hui. Je sais que moi-même j’ai participé également à ma réussite.
2- Je suis scout de naissance comme j’aime le souligner, âme vaillante à ma tendre enfance, scout depuis l’école primaire. J’ai milité très tôt dans les quartiers pauvres, j’ai été très tôt en contact avec des familles très démunies où j’appliquais aisément tous les jours ce devoir pour un scout : faire une bonne action (B.A) chaque jour.
Cet amour d’être toujours dans les quartiers très pauvres pour faire des B.A. ne m’a jamais quitté. Quel que soit le poste que j’occupais dans la congrégation. Le dernier en date était Directrice au Collège Christ Roi d’OBOUT, un collège de brousse en zone rural. Très occupée par la charge administrative dans la semaine, j’avais le devoir de descendre dans les villages le week-end pour rendre visite aux familles pauvres, aux parents dont les enfants ne pouvaient pas payer leurs scolarités pour qu’on trouve ensemble des solutions appropriées.
C’est dans ce contexte que j’ai fait connaissance très tôt de la maladie SIDA. Les descentes régulières dans les villages et quartiers les week-end et jours fériés m’ont fait découvrir la raison pour laquelle beaucoup d’enfants dont des parents étaient des fonctionnaires ne payaient pas aussi leurs scolarités. Pour moi il n’était pas question de faire sortir tout simplement un enfant parce qu’il ne payait pas, il était question d’abord d’aller m’enquérir de la situation des parents et d’en discuter. Ces parents fonctionnaires et même leurs épouses étaient malades pour la plupart, ne travaillaient plus et la maladie se prolongeait six mois, un an et ils finissaient par mourir.
Soucieux d’aider ces parents, je les amenais à l’hôpital, un grand hôpital protestant à 3 kilomètres du collège que je dirigeais et c’est là qu’un médecin « blanc » m’a révélé que tous ces gens vont mourir, ils ont le « SIDA », il n’y a pas de médicaments pour cette maladie. Nous sommes en 1989. Ce qui m’a propulsé dans la lutte contre le Sida est cette question : ces dizaines d’enfants des parents morts ou atteints de Sida qui étaient dans mon établissement avaient mon soutien et que deviendront d’autres centaines d’enfants sans soutien ?
3- J’ai fait un voyage en Ouganda en 1990 dans le cadre d’une réunion scout où le Sida faisait vraiment rage. J’ai vu comment les religieuses et les bonnes volontés s’occupaient de façon active des orphelins du Sida. Cela m’a encore plus motivé de me mettre efficacement à la lutte contre le Sida
Voilà les évènements de ma vie qui ont été déterminants pour mon choix. J’avoue que j’ai eu beaucoup de malentendus avec ma Congrégation au point qu’il a fallu l’arbitrage de Rome qui, Dieu merci, m’a donné raison.
QUESTION : ET L’EGLISE, LES PAROISSES, L’EVÊQUE, LES COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES PARTICIPENT-ILS À CE SERVICE ?
Réponse : En général, aujourd’hui au Cameroun, l’Eglise ayant pris conscience de la gravité de cette pandémie, elle s’engage de plus en plus dans la lutte contre le VIH/SIDA. D’autres diocèses créent même des structures. C’est dans cette optique que le Diocèse d’Obala auquel j’appartiens soutient cette œuvre. Monseigneur, Son Excellence Jérôme OWONO MIMBOE ne ménage aucun effort pour soutenir ce service. C’est un service à vocation religieuse, un service d’Eglise.
Par ailleurs, nous notons avec satisfaction l’implication de plusieurs communautés religieuses au Centre d’accueil temporaire des orphelins situé au quartier Efoulan à Yaoundé. Elles viennent travailler bénévolement ; des prêtres viennent encourager ces orphelins, les soutenir à travers les prières et des messes.
QUESTION : ET L’ETAT, QUE FAIT-IL ? AIDE-T-IL OU INSTRUMENTALISE-T-IL ? IL Y A-T-IL UNE POLITIQUE D’AIDE POUR LES SIDÉENS AU CAMEROUN ?
Réponse : L’Etat est partie prenante de la lutte contre le Sida à tous les niveaux à travers le Ministère de la Santé publique et le Comité national de Lutte contre le Sida. Il a une politique d’aide et de soutien envers les ONGs en mettant en place un cadre institutionnel. L’Etat a octroyé le premier agrément au statut d’ONG à notre association compte tenu de l’expérience, de l’expertise et de la pertinence de nos activités auprès des populations camerounaises. Par ailleurs, l’Etat organise les acteurs de la société civile dans le cadre de la réponse locale. Ces acteurs sont intégrés dans les différentes structures de la Lutte Contre le Sida.
QUESTION : ETRE RELIGIEUSE, LE FAIT D’APPARTENIR À UNE COMMUNAUTÉ VOUS AIDE-T-IL ? POURRAIT-T-ELLE ÊTRE LA VÔTRE, LA NOUVELLE FORME DE TRAVAILLER POUR LES DERNIERS, LES PAUVRES ?
Réponse : Si au départ les Communautés religieuses sont restées inactives vis-à-vis de la lutte contre le Sida, soit par pudeur, soit par peur soit même par ignorance, aujourd’hui, compte tenu de l’ampleur de la pandémie, de l’esprit de service et d’entraide au nom de Jésus Christ que caractérisent les congrégations religieuses, elles s’y mettent valablement. Je ne prends que l’exemple de ma Congrégation qui s’est farouchement opposée à ce que je faisais, elle commence à comprendre. Moi, je travaille avec une équipe de bénévoles et de volontaires dans les quartiers et villages pour donner ma modeste contribution à la lutte contre le Sida. Je suis convaincue que la nouvelle forme d’évangélisation passe nécessairement par le service auprès des pauvres, des malades et des laissés pour compte.
Saint Benoît n’avait-il pas dit : « Prie et travaille ».
QUESTION : AVEZ-VOUS DES HISTOIRES À NOUS RACONTER SUR LES GENS AVEC QUI ET POUR QUI VOUS TRAVAILLEZ, … DES EXEMPLES DE FOI, DE SOLIDARITÉ… ?
Réponse : J’ai beaucoup d’histoires de mes cibles. Vous savez, le travail avec les pauvres n’est pas facile. Il faut vraiment aimer et surtout, voir Jésus Christ en eux pour ne pas se décourager. C’est un travail ingrat.
Je me suis occupée d’une malade qui tendait vers la mort. Elle était abandonnée par tous. J’y ai mis mon énergie pour la sauver. Un jour (alors qu’elle allait déjà un peu bien, elle pouvait sortir et s’asseoir sous sa véranda) en allant lui rendre visite comme d’habitude, j’ai croisé une de ses voisines qui m’a interpellée, à quelques mètres de ma malade et je me suis mise à causer avec elle. Des causeries banales qui ne concernaient pas ma malade. Elle voulait que je l’aide à lui trouver un job. Après qu’on ait finit, ma malade est venue à ma rencontre et a commencé à m’insulter, à m’agresser, elle a même failli porter main sur moi, car elle prétextait que j’avais raconté à mon interlocuteur qu’elle avait le Sida alors qu’elle n’en avait pas. Si vous avez l’idée d’un quartier populeux des grandes villes d’Afrique où cohabitent les badauds et toutes sortes de délinquants ; en moins de deux, trois minutes, j’étais déjà encerclée par une foule de gens qui hurlaient d’insultes à mon endroit, me lançaient de vieux papiers sales, du sable et de vieilles bouteilles sales en plastique. Je n’ai été sauvée que par mon interlocuteur qui est venu leur expliquer clairement notre sujet de conversation. Après cet incident, je suis rentrée à la maison.
Deux jours après, je reçois cette même malade, venue me prier de l’amener à l’hôpital parce qu’elle a rechuté et je me suis exécutée tout de suite.
Des situations pareilles, j’en ai eu des dizaines. Malgré tous ces désagréments, toutes ces humiliations, je ne désarme pas, car je sais que quand on souffre, surtout chez les démunis, on devient nerveux et agressif. En plus ce sont des gens sans éducation on ne saurait les pénaliser à cause de leur comportement. C’est l’esprit de foi qui m’anime et me donne de la maîtrise devant ces situations et m’amène à continuer avec ces mêmes personnes.
Par ailleurs, ce qui m’a le plus frappé dans mon travail, c’est ce témoignage de certains couples qui est pour moi un exemple de foi et de solidarité.
Dans plusieurs couples chrétiens ou non, il arrive que l’un d’eux est atteint du SIDA et l’autre séronégatif. A la question de savoir comment une telle situation peut arriver
alors que dans la vie d’un couple, les relations sexuelles (devoir du couple) sont réguliers et non protégés.
J’ai toujours eu cette réponse : « ma Sœur, nous dormons sur un même lit et ça fait plus de 10 ans que nous n’entretenons plus de relations sexuelles, quand j’ai constaté qu’il commençait à mener une vie de débauche ». Dans tout cela ni les enfants qui vivent avec eux dans la maison, ni le monde extérieur, personne ne sait que ces gens qui dorment sont ensemble ne sont que frère et sœur. Et celui qui est malade est bien encadré par l’autre. Je trouve cela fantastique, quel esprit de foi, quelle discrétion, quelle solidarité.
Au Centre Temporaire des orphelins, les orphelins que nous hébergeons chaque année sont pris en charge par des moyens très modestes, et ceci pendant plus de 12 ans. Cependant presque chaque semaine, nous recevons quelques dons en nature : riz, macabos, savons des associations féminines et des particuliers. Quand ceux-ci arrivent, ils me disent : « ma Sœur, nous sommes venus rendre visite à nos enfants ». Ces mots me vont droit au cœur, ils témoignent un esprit de solidarité et de foi, car ils ne disent pas « aux enfants » mais à « nos enfants ». Il arrive même qu’un groupe nous apporte tout simplement 2 morceaux de savon de 200g et 3 kilos de riz, pour moi, la quantité m’importe peu et c’est le façon de donner qui compte et l’esprit de solidarité qui se montre là.
Il y a même des petits groupes qui viennent uniquement pour faire laver les habits des orphelins ou les laver même.
ON SAIT QU’ICI AU CAMEROUN ON A PEUR DE S’APPROCHER DES SIDÉENS, CELUI QUI EST ATTEINT PAR CETTE MALADIE EST MARGINALISÉ ET LAISSÉ À LUI-MÊME. QUELLES SONT LES RAISONS ET COMMENT FAIRE POUR QUE LE SIDÉEN SOIT ACCEPTÉ DANS LA SOCIÉTÉ ?
Les raisons sont l’ignorance de la maladie et les préjugés. Les gens ignorent comment la maladie se transmet et comment l’éviter c’est pourquoi l’un des objectifs principaux de notre ONG depuis sa création est de former des Pairs Educateurs pour l’éducation et la sensibilisation des populations vulnérables des communautés pauvres pour mieux comprendre tous les contours non seulement de la maladie SIDA mais aussi des autres maladies sexuellement transmissibles qui font rage et par conséquent accepter et accueillir les sidéens et orphelins du SIDA.
PARTOUT AU CAMEROUN, ON TROUVE DES AFFICHES INVITANT LE CAMEROUNAIS À ALLER SE DÉPISTER. MAIS MALGRÉ CELA, IL Y A TOUJOURS RÉTICENCE AU DÉPISTAGE. EST-CE QUE CELA REND VOTRE SERVICE PLUS DIFFICILE ET COMMENT AIDEZ-VOUS LES GENS À COMPRENDRE L’IMPORTANCE DU DÉPISTAGE ?
Il y a des réticences certes, comme je l ‘ai dit plus haut, c’est par ignorance. Cependant, une bonne éducation résout tous les problèmes. Par cette éducation, les gens comprennent de mieux en mieux le sens du dépistage volontaire et l’acceptent aisément. Nous avons introduit dans cette éducation une nouvelle approche qui est l’éducation par Conversation Communautaire qui consiste non à donner des solutions toutes faites aux populations mais de discuter avec eux sur des problèmes qui les minent et de trouver ensemble des solutions. Nous avons des résultats satisfaisants.
- Âge minimum : 20 ans
- Prévoir au moins 6 mois de préparation au Luxembourg avant le départ sur le terrain.
- Avant toute décision d'engagement/d'envoi, plusieurs entrevues entre le/la volontaire et Partage.lu auront lieu.
- L'accord de l'organisation partenaire sur le terrain est indispensable.
- Le logement sur le terrain coûte à certains endroits et certaines dépenses excédant le forfait alloué par le SNJ sont à charge du/de la volontaire.
- Le/la volontaire rédigera sa demande de projet au SNJ lui-même/elle-même tout en bénéficiant de l'orientation de la Fondation Partage Luxembourg.
- Le projet est sujet à acceptation par le SNJ (Partage.lu n'envoie pas de volontaires sans le SNJ comme partenaire, comme Partage.lu ne peut se charger des frais).
- Le/la volontaire est tenu/e de respecter un règlement que Partage.lu a élaboré ensemble avec l'organisation partenaire sur le terrain (consignes de sécurité etc.).
- Le/la volontaire est en contact régulier avec la personne chargée des SVC au sein de la Fondation Partage Luxembourg, tout au long de son engagement sur le terrain.
- Le/la volontaire s'engage à écrire un rapport à la fin de son engagement.
- Le/la volontaire s'engage à écrire un témoignage sur son engagement pour le site WEB de la Fondation Partage Luxembourg.
- Le/la volontaire s'engage à intervenir, suivant ses disponibilités, lors de conférences ou exposés organisés par la Fondation Partage Luxembourg sur le projet dans lequel il a travaillé, pour témoigner de son engagement.
Le Service Volontaire de Coopération (SVC), coordonné par le Service national de la Jeunesse , offre une possibilité concrète de s’engager dans un projet de coopération pour des résidents du Luxembourg âgés de 18 à 30 ans. Il s’adresse aux jeunes désireux de s’engager pour une durée allant de 3 mois à 12 mois dans un projet de coopération au développement. II constitue un outil de sensibilisation aux problèmes des pays en développement, une opportunité d’apprentissage pour le volontaire, ainsi qu’un outil de promotion du dialogue interculturel.
partage.lu est partenaire agréé du Service National de la Jeunesse dans le cadre du service volontaire des jeunes. Les jeunes intéressés sont priés d’envoyer leur CV avec une lettre de motivation et une courte réflexion sur les activités qu’ils envisagent pouvoir réaliser sur le terrain à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. et de remplir le formulaire SVC.
Tout groupe de personnes, que ce soit des enfants, des jeunes ou des adultes, peut à travers une activité à l’école, dans le quartier, dans la commune, dans la paroisse ou sur le lieu de travail soutenir un partenaire de Partage.lu. Ces actions de solidarité peuvent être appuyées par le personnel de l’ONG de différentes façons : séance d’information sur le projet, échange avec le partenaire en cas de visite à Luxembourg, animation d’un stand d’information, workshop pour les enfants, etc.







