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4. Fastenwoche: Zeit - 4e semaine de Carême: Temps
Verlorene Zeit ist die, die man sich nicht nimmt. Manfred Pilz
« Wat ass Liewensqualiéit? » in Indien
Wir haben unsere Projektpartnerin in Indien, Thresiamma Matthew, gefragt, was für sie "eine gute Lebensqualität" zu haben bedeutet. Ihre in Kerala, Indien, aufgezeichnete Videobotschaft finden Sie hier!
Ausserdem haben wir mit ihr über die Bedeutung des Faktors Zeit für die Lebensqualität der Frauen in Indien gesprochen. Allein schon unsere Fragen haben sie sehr amüsiert ....
Haben Frauen in Indien das Recht auf freie Zeit, nur für sich selbst? Wie ist es mit den Männern? Niemand hier in Indien findet, dass Frauen ein Recht auf persönliche, freie Zeit haben … außer Feministen (lacht).
In Indien kann man Frauen in drei große Kategorien einteilen: die armen, die mittelständigen, die reichen. Wiederum eine andere Unterscheidung gibt es zwischen den beschäftigten und den Frauen die nicht arbeiten. Bei den Frauen, die nicht arbeiten besteht die Möglichkeit, dass sich Zeit ergibt um sich nachmittags etwas auszuruhen, fernzusehen, zu lesen oder Freundinnen zu besuchen. Im Falle von arbeitenden Frauen ist dies fast undenkbar, egal ob es sich um eine Tagelöhnerin oder eine fest angestellte handelt. Die meisten von ihnen sind überlastet von der professionellen Arbeit und der zuhause. Der Haushalt ist in Indien Frauensache und nur Frauensache. Außerdem muss die Frau sich um die komplette Kinderversorgung kümmern, füttern, waschen, die Hausaufgaben beaufsichtigen usw. Oft muss sie auch noch die Tiere, wie Kühe oder Hühner, versorgen. Bis spät in die Nacht muss sie für ihre Familie ein angenehmes Leben gewährleisten. Männer dagegen besitzen das Privileg in den Club oder in die Bar zu gehen, Karten zu spielen, oder zu tun, was sie sonst mögen. Sie haben ein Recht auf persönliche Zeit – dies ist unbestreitbar. Die Gesellschaft, sogar die Frauen, finden das ist richtig so.
Angestellte Frauen, die reich sind, haben vielleicht eine Hilfe zuhause, die ihnen Arbeit abnehmen und ihnen den angenehmen Komfort ermöglichen kann, ein bisschen Zeit für sich selbst zu erübrigen, zum Ausspannen, Fernsehen oder zum Spazieren gehen.
Thresiamma, du bist Direktorin vom Archana Women’s Center und hast ja viel zu tun. Wie organisierst du deine persönliche Zeiteinteilung?
Es stimmt, ich habe viel zu tun. Aber ich garantiere mein Recht auf persönliche Zeit. Dies gelingt mir durch das Einhalten eines Zeitplans, der mir hilft meine Zeit einzuteilen. So gewährleiste ich Zeit für Yoga, Meditation, Gebet, Sport, soziale Medien und die Gesellschaft anderer usw. Aber ich denke all dies ist nur möglich, weil ich nicht verheiratet bin (lacht).
« Heute schon die Welt verändert? » chez l'épicerie OUNI à Luxembourg
OUNI, abréviation de « Organic Unpackaged Natural Ingredients », signifie « sans » en luxembourgeois. Première épicerie bio sans emballages au Luxembourg, OUNI se pose comme une alternative écologique aux supermarchés conventionnels. Nous nous sommes entretenus avec Anne-Claire Delval et Rébecca Maroko de la cooperative OUNI.
Pouvez-vous décrire brièvement votre initiative ? L’épicerie OUNI a ouvert ses portes en décembre 2016. Cette initiative est née suite à la volonté de plusieurs personnes de créer un endroit convivial où l’on puisse acheter des produits de qualité, d’origine biologique, en produisant le moins de déchets possible. OUNI est une société coopérative, ce qui signifie qu’elle appartient à ses membres et qu’elle est gérée par ses membres. D’abord, nous avons organisé une réunion d’informations et constaté que notre idée répondait à une attente : à la fois le souhait de réduire les emballages, dans une épicerie et aussi de le créer sous forme de coopérative. Évidemment, l’investissement initial a été de taille (180.000 €), puisqu’il fallait acheter un certain nombre d’équipements, nécessaires à ce type de magasin. Grâce au généreux support de la communauté (c’était un projet « crowdfunding »), nous avons réussi à collecter plus que cette somme endéans quatre mois – des centaines de personnes privées ont acheté une ou plusieurs parts de la coopérative. OUNI est donc une coopérative à capital variable (250.000 €) qui regroupe un total de 751 membres. A l’origine, 7 femmes fondatrices et aujourd’hui 6 membres du CA qui pilotent les divers groupes de travail. Nous avons une gérante à temps plein qui s’occupe de la gestion de l’épicerie et des stocks. Trois personnes sont engagées à temps partiel en tant que vendeurs (et deux autres qui se partagent pour le moment le poste de gérance puisque la nôtre est en congé maternité). Nous avons des membres « simples » qui ont acheté au moins une part (au prix de 100€/part) et des membres actifs qui s’engagent, en plus, à prester un minimum de deux heures par mois dans le magasin et bénéficient, en contrepartie, de 5% de réduction sur leurs achats. Certains, parmi eux, consacrent, en plus et bénévolement, du temps à divers groupes de travail (fournisseurs, membres, aménagement, communication,…) Quelles étaient vos motivations pour créer cette initiative ? Nous étions plusieurs à ne plus accepter l’absurdité de voir tant de déchets dus à l’emballage de nos aliments et de nos biens de consommation en général. La gestion de tous ces déchets est hallucinante : soit ils sont enfouis, soit exportés, soit brûlés, soit jetés dans les océans… La solution était de créer un lieu alternatif, agréable et convivial où faire ses courses, en réduisant au maximum les emballages. Ainsi est née OUNI… Avez-vous l’impression que vous êtes en train de changer le monde, à petite échelle, à votre niveau, par votre initiative? Continuez la lecture par ici!
Les photos de l'interview sont ©OUNI. Merci!

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