Comment affronter le VIH/SIDA?

Yaoundé, Cameroun

Le taux de séropositivité est actuellement de 5,3% au Cameroun, 54.000 enfants doivent vivre avec le VIH car ils ont été infectés par leur mère à la naissance, 330.000 enfants sont orphelins à cause du SIDA. Ce chiffre est le taux le plus élevé de l’Afrique subsaharienne, il est en grande partie dû à une population non avertie, qui ne connaît ni la maladie, ni surtout ses modes de transmission.

L’ONG partenaire de la Fondation Partage Luxembourg à Yaoundé s’appelle « Les Centres d’Accueil de l’Espoir (CAES) ». Depuis plus de 20 ans, ils luttent activement contre la prévalence du VIH/SIDA et contre ses fléaux. Au cours de conversations communautaires et lors de campagnes d’affichage les éducateurs des CAES sensibilisent les populations vulnérables de Yaoundé sur les méthodes de protection, la transmission du VIH, ils leurs apprennent comment vivre avec la maladie et les personnes malades, comment reconnaître et soigner les maladies opportunistes qui surviennent souvent lorsque le corps est affaibli par le VIH.

Campagne daffichageLors du programme 2012-2016, les CAES mettent l’accent spécialement sur la lutte contre la transmission du VIH de la mère à l’enfant lors de la naissance. Effectivement, cette transmission peut être empêchée, si l’on sait comment se comporter lors de l’accouchement.

Actuellement, le nombre d’orphelins à cause du SIDA est estimé à 330.000 enfants et les experts sont d’avis que le chiffre réel est beaucoup plus élevé encore. Il est donc urgent de s’occuper des enfants vulnérables à cause du SIDA ainsi que des enfants qui ont perdu leur famille à cause de la maladie. Les CAES recueillent les enfants vulnérables au Centre d’Accueil Temporaire d’Efoulan (CATE) et les suivent en communauté. Ils s’occupent de leur santé physique et psychique, les soutiennent dans leurs études et les aident tout simplement à grandir malgré l’impact que le SIDA a eu sur leur vie. Partage.lu soutient l'encadrement des enfants grâce à sa synergie avec «Frëndeskrees Kamerun».

 

 

 

 

 

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Qui sont-ils ?

Les CAES (Centres d’Accueil de l’Espoir) proposent des sensibilisations et des conversations communautaires sur la maladie du SIDA et des problèmes y afférents. Ils font des marches communautaires afin de mieux connaître les quartiers, les sensibilités et les caractéristiques des habitants. Ainsi, les éducateurs des CAES peuvent proposer des programmes adaptés à leurs auditeurs. Les bénéficiaires sont des populations pauvres et vulnérables de la communauté urbaine de Yaoundé et ses environs notamment les quartiers ci-après : EFOULAN, NSAM, MVOG-ADA, ETOA-MEKI, CARREFOUR DES CARREAUX, MVAN, AHALA I, AHALA II, AEROPORT, banlieue de SOA, compte tenu de la forte concentration de populations pauvres et particulièrement vulnérables. Il s’agit surtout de jeunes sans emploi, des femmes des associations, des élèves et étudiants, des membres des communautés paroissiales, et des populations des zones rurales qui n'ont pas accès à  l'information. Souvent, les personnes sensibilisées profitent pour faire passer l’information auprès de leurs familles et amis, ainsi se génère un taux multiplicateur de l’information. Pendant les vacances, les éducateurs profitent également pour sensibiliser leurs familles à la campagne.

Vendeurs lors d’une conversation communautaire.

Le CATE (Centre d’Accueil Temporaire d’Efoulan) recueille les enfants des parents malades ou morts du SIDA. Les éducateurs spécialisés encadrent les enfants vulnérables soit au Centre d’Accueil, soit dans leur famille plus éloignée. Les enfants viennent de milieux vulnérables, qui n’ont pas les moyens de s’aider soi-même à sortir de leur situation de précarité.

Enfants au CATE (Centre d’Accueil Temporaire d’Effoulan)

Comment vivent-ils ?

La plupart des personnes qui participent aux conversations communautaires proposées par les éducateurs des CAES vivent dans les quartiers pauvres de la ville de Yaoundé. Ils gagnent leur vie par des activités économiques précaires et peu rémunératrices, p.ex. le pousse-pousse, la vente informelle dans les rues.

Quels sont leurs problèmes ?

Les problèmes des bénéficiaires du projet sont multiples.

Il y a ceux qui sont déjà infectés par le VIH. La plupart du temps, les gens se sentent mal et ne savent pas vraiment pourquoi. Ils s’affaiblissent de plus en plus et ne savent pas comment s’aider. D’un côté, ils ont besoin d’apprendre comment ils doivent se comporter pour protéger leur famille. D’un autre côté, ils veulent apprendre comment ils peuvent vivre leur vie avec le virus et les maladies opportunistes qui se déclarent lorsque le corps est affaibli par le VIH. Ils cherchent également du soutien et du réconfort moral auprès des éducateurs. Ils ont besoin de retrouver l’espoir et la certitude que la vie continue, que tout ne s’arrête pas pour eux parce qu’ils sont malades.

Comme une grande partie de la population camerounaise est très mal informée sur le VIH/SIDA, les gens sont souvent marqués par des préjugés. Ainsi, les malades se trouvent marginalisés, évités par leur famille et leur communauté qui ont peur de s’infecter. En effet, pour les malades, le pire est souvent l’exclusion sociale. La population a un réel besoin d’informations, pour se protéger et pour mieux encadrer les personnes malades ainsi que pour sauvegarder la cohésion sociale.

Les parents qui sont malades du SIDA sont souvent très faibles. La maladie ne leur permet plus de s’occuper de leurs enfants. Ils ont besoin des éducateurs spécialisés qui s’occupent des enfants, qui les consolent, leur expliquent ce qui se passe, qui les encadrent pour aller à l’école et continuer leur vie malgré la maladie ou même la mort de leurs parents.

 

 

 

 

 

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Géographie et climat

Le Cameroun est un pays d’Afrique centrale. Il est entouré du Nigéria, du Tchad, de la République Centrafricaine, du Congo, du Gabon et de la Guinée équatoriale. En plus, le Cameroun a un accès à la mer atlantique, notamment avec les ports de Douala et de Kribi.

Selon les régions, le Cameroun présente des climats différents. On distingue le domaine équatorial qui règne sur les plateaux du Sud et du Centre du pays. Cette région profite de pluies abondantes et de températures élevées, propices à une dense végétation. Il y a deux saisons des pluies, de mars à juin et de septembre à novembre, et deux saisons sèches allant  de juillet à août et de décembre à février.

Le littoral et les plateaux de l’Ouest du pays ont également un climat équatorial, avec une longue saison des pluies de mars à novembre.

Le Nord du pays est sujet à un climat tropical, encore appelé soudanien. Il fait très chaud et les pluies sont peu abondantes.

Histoire

Le Cameroun était une colonie portugaise, puis néerlandaise et finalement à partir de 1884, un protectorat allemand. A la fin de la première guerre mondiale, le territoire a été placé sous la tutelle de la Société des Nations et confié à l’administration de la France et du Royaume-Uni. L’ancien territoire sous administration française accéda à l’indépendance sous l’appellation de République du Cameroun le 1er janvier 1960. Il est rejoint par une partie du territoire sous administration britannique (Cameroons) en 1963 pour former la République fédérale du Cameroun. Le 20 mai 1972 un référendum conduit à un Etat unitaire, la République unie du Cameroun, qui met fin au fédéralisme. Depuis 1985 le pays s’appelle République du Cameroun.

Le Cameroun est une république de type présidentiel. Le pouvoir exécutif est concentré autour du président et contrôlé par Paul Biya depuis 1982. Grâce à un changement de constitution, il a pu se présenter pour un 4e mandat en 2011 et a été réélu avec 77% des suffrages exprimés. Le président est connu pour ses facultés d’assurer la paix entre les différentes tribus, en cela réside certainement une des raisons de sa réélection.

Le Cameroun est aujourd’hui membre de droit de l’Organisation internationale de la Francophonie, ainsi que du Commonwealth.

Le contexte socio-économique

De 1965 à 1985 le Cameroun a vu une croissance soutenue de l’ordre de plus de 15% par an. Puis la situation économique s’est fortement dégradée jusqu’à la dévaluation de 50% du FCFA en 1994, cette mesure avait été précédée par une diminution drastique des salaires de l’ordre de 70%. Après, le pays a pu se remettre peu à peu. Mais des finances publiques insuffisamment assainies et une corruption indéniable empêchent un véritable décollage économique.

Culture

Le Cameroun compte des centaines de royaumes traditionnels, tels que les Bodjongo’a Mbèdi, Akwa-Nord, Bali-Nyonga, Bafut, Bafoussam, Foumban etc. Ils sont organisés autour d’une figure emblématique, qui est le chef ou le leader. Celui-ci exerce son pouvoir dans le cadre d’un système très hiérarchisé où gravitent épouses, adjoints et notables qui sensibilisent les enfants aux rites ancestraux. Dans ce contexte, il est important de prendre contact avec ces autorités si l’on se situe sur leur terrain.

Au Cameroun il y a beaucoup de langues régionales, pour cette raison, les langues officielles restent le français et l’anglais, car aucune des langues camerounaises n’est comprise par tous. La plupart des personnes sont chrétiennes (70%), il y a néanmoins aussi une forte présence musulmane (20,9%) et quelques animistes (5,6%).

Sport

Les Camerounais adorent le football. Ils ont construit bon nombre de leurs infrastructures pour la Coupe Africaine des Nations de 1972. L’équipe nationale du football s’appelle les « Lions indomptables » et ils font honneur à leur nom, puisqu’ils ont gagné la CAN (Coupe Africaine des Nations) en 1984, 1988, 2000 et 2002. L'équipe était une fois finaliste de la Coupe Intercontinentale (2003 en France) et une fois championne olympique (2000 à Sydney). Le Cameroun a également remporté la première édition de la Coupe Africaine de Beach Soccer en 2007 (Afrique du Sud).

Jeunes joueurs lors de la journée du football organisée par les Centres d’Accueil de l’Espoir à Yaoundé.

 

 

 

 

 

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